Partagez | .
 

 I hate you but you know I love you :: Jeremy

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar

+ ID CARD
+ NOTEBOOK

MessageSujet: I hate you but you know I love you :: Jeremy    Mer 29 Mai - 18:38




I hate you but you know I love you.
Ft. Jeremy & Joan
On se bousculait dans la rue. Tout le monde s’affairait, défilé coloré de parapluies en tout genre, un beau contraste avec le rideau gris des nuages qui ne laissait visiblement échapper qu’une pluie fine et froide. Enfonçant son nez dans le col de son pull, Joan se hâtait de rentrer chez elle, les bras chargés de sac en papiers débordant de toute les choses auxquelles elle avait trouvé une utilité dans les magasins de la ville, même si la plupart du temps, elle achetait quasiment tout et n’importe quoi, se disant que cela pourrait bien servir un jour ou l’autre. Tant bien que mal elle tenait son parapluie, pas très efficace vu qu’elle avait les cheveux trempés, à noter qu’il était très déconseillé d’aller faire des courses par un temps pareil, surtout lorsque l’on n’en avait pas nécessairement besoin. Mais ces derniers temps, la jeune fille faisait tout son possible pour éviter de trop penser, de trop réfléchir. Un seul moment où elle pourrait repenser à tous les fâcheux évènements qu’elle avait vécu et s’en serait finit, et elle avait eu une soudaine envie d’acheter des chips, et un tas d’autres cochonneries en tout genre. Alors, la brune se confortait dans l’hyperactivité, trouvant toujours n’importe quel prétexte pour sortir, faire quelque chose et donc éviter de broyer du noir par la même occasion. Sa mère avait bien sur, comme à son habitude, clamé haut et fort qu’elle aurait pu trouver autre chose à faire que de piquer dans son porte feuille pour s’acheter à manger mais non, elle n’en avait certainement rien à faire. La jeune femme du haut de ses dix-huit ans, dans toute son excentricité et son flot de parole continuel, trainait pourtant toute la journée à la maison ces derniers temps, elle avait séché quelques cours avec plaisir, et puis son stage à la banque l’avait laissé songeuse. Elle savait très bien qu’elle avait joué avec le feu, mais après tout elle n’y pouvait rien, elle avait toujours agit par impulsivité.

La jeune fille arriva enfin devant la porte de sa maison, et toqua à plusieurs reprises pour qu’on lui ouvre. Pas de réponse. Tan pis ! Avec difficulté elle souleva le pot de fleur où se trouvaient les clés de secours et entre non sans mal dans la maison. Refermant la porte avec le pied, elle laissa tomber son parapluie dans l’entrée et s’affaira dans la cuisine tout en s’adressant à quelqu’un d’imaginaire puisqu’elle savait très bien qu’elle n’était pas toute seule dans la maison « Jeremy ! T’aurais au moins pu te bouger les fesses pour m’ouvrir la porte, feignant ! », dit-elle en sortant ses achats des paquets de courses presque mouillés. Elle se doutait qu’il ne ferait pas attention à son excès d’enthousiasme sur la nourriture qu’elle avait rapportée et elle éviterais de lui faire part de tout ça, si elle voulait éviter qu’il en profite pour lui en piquer. Elle enleva sa veste trempée et se dirigea vers le salon pour enlever ses chaussures, avant de retourner vers la cuisine et d’attraper son précieux paquet de chips qu’elle adorait tant. Joan, sauta sur le canapé et alluma la télé, en augmentant le volume exagérément, histoire d’emmerder Jeremy qui devait sûrement se trouver en haut dans sa chambre, du moins elle le supposait. Le jeune brune sortit son paquet de cigarette de sa poche, et l’alluma, tout en tirant une première latte, heureusement pour elle, ni Sateen, ni Sasha, ni sa mère et son beau-père n’étaient là pour emmerder le monde et l’engueuler, alors elle prenait un malin plaisir à se retrouver tranquille là sur son canapé en pleine journée.
© Belzébuth
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar

+ ID CARD
+ NOTEBOOK

MessageSujet: Re: I hate you but you know I love you :: Jeremy    Jeu 30 Mai - 10:34

Jeremy & Joan Riley
« I hate you but you know I love you. »

La maison des Riley est jolie vue de l'extérieur, mais elle abrite des secrets immondes et des souffrances inconnues. Dans le silence de plomb que seule l'absence de personnes peut créer, un cri résonne sur les murs. En s'approchant un peu plus près de la source de ce vacarme, on découvre la porte de la chambre de Jeremy. Solitaire dans l'âme, le jeune homme n'avait rien trouvé de mieux pour passer le temps que d'inviter une inconnue à passer pour une petite demi-heure. Reprenant encore son souffle, il repoussa la couette que la belle blonde avait remonté sur elle et ordonna sans aucune intonation :

« Maintenant, tire toi. »

D'abord la jeune femme cru à une blague, mais devant le regard autoritaire de Jeremy, elle grommela et s'habilla avant de quitter la baraque. Il se leva à son tour, enfila un caleçon et un jean puis alla verrouiller la porte d'entrée. Elle était pas mal cette nana, mais elle manquait un peu de personnalité et de caractère. Blasé, il retourna dans sa chambre et se roula un joint sur son balcon avec une bouteille de vodka pour accompagner. Rien de meilleur après la baise qu'une bonne cuite. Installé confortablement sur sa chaise dehors, il fuma et bu en profitant du silence qui était revenu. Sa petite sœur Joan ne tarda pas à rentrer, frappant à la porte comme une sourde. Jeremy ne bougea pas d'un poil, la laissant se démerder. Après-tout, si elle avait décidé d'aller se tremper pour des idioties, c'était pas son problème. De toute façon, bourré et défoncé comme il était, il aurait pas trouvé le trou de la serrure. Il entendit vaguement la brunette se plaindre de son comportement, mais il n'en avait rien à carrer.

Lorsqu'il entendit la télé s'allumer, il décida de la rejoindre. Après-tout, pourquoi ne pas s'ennuyer ensemble ? Ça devait avoir un côté beaucoup plus ludique. Il referma la porte coulissante de son balcon et descendit dans le salon - toujours torse nu - pour s’effondrer comme un hippopotame sur le canapé. Ses yeux essayèrent en vain de décrypter les images sur l'écran, mais c'était trop nul pour attirer son attention. Joan était une fan d'émissions de télé réalité. En temps normal, Jeremy aurait cherché la télécommande et changé la chaîne juste pour la faire râler, mais il était trop crevé pour chercher la merde. Il saisit par contre sa clope pour lui en voler une taffe. Pas besoin de parler, les gestes parlaient pour lui. Sa sœur était la seule à avoir de l’intérêt pour lui, la seule à se rendre compte qu'il était en train de consumer sa vie à grande vitesse, la seule à s'en inquiéter un minimum. Jeremy soupira et fixa la télé sans chercher un sens à l'action.

« C'est quoi encore cette daube que tu regardes ? »

© Chieuze

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar

+ ID CARD
+ NOTEBOOK

MessageSujet: Re: I hate you but you know I love you :: Jeremy    Jeu 13 Juin - 11:49




I hate you but you know I love you.
Ft. Jeremy & Joan
 
La jeune fille se moquait en solitaire devant les programmes de la chaine. Joan avait toujours aimé se moquer des idiots sans cervelles qui s’exhibaient dans les émissions de télé-réalité. Une rediffusion du Jersey Shore ? Allez pourquoi pas. C’est ce moment là que son grand frère choisit pour débarquer dans le salon et s’affaler sur le canapé. Elle surveilla la télécommande du coin de l’œil prête à contre-attaquer comme à chaque fois, mais Jeremy ne fit rien, ce qui surprit la jeune brune. Elle fronça les sourcils, Jeremy n’était pas quelqu’un de méchant, il avait toujours aimé faire chier son monde – comme elle d’ailleurs – mais elle savait reconnaitre le vrai du faux, et différencier une simple chamaillerie d’un problème réel. Ce pourquoi elle ne lutta pas lorsqu’il lui piqua sa cigarette, elle n’en avait plus envie tout à coup. Elle en voulait à certaines personnes de sa famille pour tout un tas de raisons, et elle se demandait ce qui aurait bien pu se passer si par exemple leur père n’était pas mort, ou si Chris n’était pas partit. Joan était certaine que sa mère avait pensé que Jack pourrait faire office d’homme de la maison, histoire de mener à la baguette tout ce petit monde de délinquants. Mais cela avait eu l’effet inverse, avoir un inconnu de vingt-sept ans dans sa maison, prétendant vouloir refaire le monde en glandant n’est pas la meilleurs des choses qui puissent arriver à une famille instable. Et puis la fascination que sa mère avait pour lui la dégoutait, certes il était plutôt beau, mais elle était très belle elle aussi pour son âge, elle pouvait largement trouver quelqu’un de beau et moins opportuniste que ce parasite ambulant.

« C'est quoi encore cette daube que tu regardes ? », la reflexion de Jeremy la tira de ses pensées. Elle ne regardait déjà plus la télévision depuis une dizaine de minute, alors elle plissa les yeux comme si elle venait de se réveiller pour regarder ce qui était en train de se passer sur le large écran du salon. La jeune fille se mit alors à rire, « Enfait c’est des filles et des gars blindés de silicone et de stéroïdes qui vivent ensemble en s’exhibant environs toute les secondes. », laissa-t-elle tombée, d’un air amusé. Jeremy empestait le joint à plein nez, et elle reprit sa cigarette pour la poser dans le cendrier, avant de le regarder plus sérieusement, comme si elle tentait de comprendre ou d’analyser ce qui n’allait pas chez lui. Du moins, elle savait qu’il allait mal, mais il n’était pas du genre à le montrer ou à se laisser aller a des extrémités. « T’es bizarre aujourd’hui, Jerem. », lui dit-elle d’un air sérieux, pour ensuite, sourire à nouveau, « Enfin non c’est pas ça, t’es tout le temps bizarre, mais aujourd’hui t’es pas comme d’habitude." Elle écrasa finalement le mégot dans le cendrier, regardant quelques instant la fumée s’évaporer jusqu’au plafond, « Ca va pas ? Tu peux toujours me dire d’aller me faire fouttre mais bon moi si je te le demande c’est pour toi. » La jeune fille resta immobile, s’étant pourtant redressée sur le canapé, repliant ses jambes, pour faire face à son frère. Ils n’étaient pas du genre sentimentaux dans la famille, ni même du genre à raconter leurs problèmes, mais Jeremy et Joan avaient un lien particulier, et cela c’était quelque chose que personne ne pouvait leur enlever. Aussi têtu l’un que l’autre étaient-ils.

© Belzébuth
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar

+ ID CARD
+ NOTEBOOK

MessageSujet: Re: I hate you but you know I love you :: Jeremy    Sam 22 Juin - 13:31

Jeremy & Joan Riley

« I hate you but you know I love you. »

J'écoute ma petite sœur essayer de m'expliquer vaguement en quoi consiste la merde qu'on est en train de mater à la télé. Ce genre d'émission, c'est un truc à ramollir le cerveau, mais étant déjà défoncé de toute façon je vois pas pourquoi ça me dérangerait. Un peu plus ou un peu moins, de toute façon je peux pas réfléchir suffisamment pour regarder autre chose. Joan me regarde en travers, je le sais sans même avoir à tourner la tête, je sens ses yeux me dévisager sans aucune discrétion. Ben ouais, chui décalqué, et alors ? C'est pas la première ni la dernière fois que ça arrive.

Les remarques arrivent et franchement je lui ai rien demandé. Je sais que techniquement ça vient d'une bonne intention et tout et tout, mais j'ai pas la tête à me lancer dans ses explications profondes sur le sens de la vie et les raisons qui me poussent à détruire ma santé. Je soupire et m'installe plus confortablement sur le canapé, m'enfonçant dans les coussins jusqu'à avoir l'impression d'en faire partie. Un véritable mollusque. Je suis bizarre, c'est bon je sais, tout le monde me le dit à longueur de journée. Même monsieur Bonbec - c'est le surnom que je donne à mon prof d'art parce qu'il s'appelle Candyman - se plait à me faire remarquer mon comportement " déplorable ". Qu'est-ce-que ça peut lui foutre, de toute façon ? On a pas gardé les porcs ensemble.

« Ouais je sais que tu penses pas à mal, j'ai juste pas le sentiment qu'en parler changera quelque chose, tu vois ? »

En temps normal, je me serai contenté de l'envoyer chier en lui disant que c'est pas ses oignons. Le truc c'est qu'après une demi-bouteille de vodka et un joint de la taille de ma main, on peut pas vraiment dire que je sois dans un état normal. Finalement je suis plutôt content que ce soit Joan avec moi dans la maison et pas un autre membre de la famille. Y a qu'elle qui sache faire attention aux gens, y a qu'elle qui soit à la hauteur de mes espérances. Avant d'être une sacré petite sœur, c'est avant tout une sacré copine. Même quand on se chamaille, je ne peux m'empêcher de sourire parce qu'elle me fait penser à moi. Ou plutôt à moi tel que j'aurais du être si mon père n'était pas mort en me laissant un tel poids sur les épaules.

« J'arrête de fumer de l'herbe si t'arrête de bouffer des chips et de regarder de la merde à la télé. »

Et comme elle en est incapable, le sujet est clos.

© Chieuze

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar

+ ID CARD
+ NOTEBOOK

MessageSujet: Re: I hate you but you know I love you :: Jeremy    Lun 8 Juil - 22:24




I hate you but you know I love you.
Ft. Jeremy & Joan
 
Les frères et sœurs ont une relation peu commune. Certains s’entendait à merveille, une amitié fusionnelle et sans nuages. D’autres se défiaient constamment, se chamaillaient à force d’être en permanence sur le dos de l’autre. On prenait conscience de l’attachement que nous avions à nos frère et et sœurs que lorsque l’on grandissait. Si ils venaient à vous manquer une fois votre petite vie de famille bien construite, ou non. Joan ne s’imaginait pas vivre sans son frère, depuis le départ de Chris, il avait été son repère, son exemple, la personne sur qui elle pouvait compter coûte que coûte, même si en apparence tout cela n’était pas si évident à comprendre. Ils avaient toujours été heureux ensemble, ils se comprenaient toujours, et instantanément. Ils avaient été habitués à tout partager étant enfants, habitués à ne pas se sentir complet sans la présence de l’autre. Elle se souvenait du jour où il avait flanqué une bonne correction à Matthew alors que celui l’avait embêté un après-midi. Mais ce n’était pas seulement cela. Si Jeremy n’avait pas été âgé de seulement un an de plus qu’elle, elle l’aurait aimé tout autant il en était certain. La jeune brune esquissa un léger sourire en repensant à cette époque, c’était avant que leur père ne disparaisse de leurs petites vies, avant que leur frère ainé ne les abandonne, avant que leur vie change complètement. Elle ne voulait pas que Jeremy sombre dans la folie, même si il l’était déjà. Mais sa folie était douce, elle n’était ni violente, ni dangereuse, c’était une folie qui vous forçait à vous raccrocher à un espoir vain et révolu, une folie qui vous permettait de retrouver votre chemin dans les méandres de vos pensées les plus obscures et de vos lamentations les plus noires.

Joan ferma les yeux puis les rouvrit rapidement, comme pour chasser ces mauvais souvenirs de son esprit. Un léger sourire s’afficha malgré tout sur son visage, tandis qu’elle regarda son frère avec compassion. « Jeremy, je sais qu’on est pas du genre bavard, c’est pas forcément pour changer quoique ce soit, je pense seulement que ca pourrait te soulager. Et pour ce qui est des chips moi j’aurais juste des kilos en trop, toi un poumon en moins. » Joan marqua une pause, et tenta d’attirer l’attention de son frère en se rapprochant de lui. Elle n’était pas la mieux placée pour lui faire la morale, mais cela ne lui ferait pas de mal, et Joan avait bien l’intention de profiter de cette après-midi pour mettre les choses au clair. Il fallait qu’elle trouve un moyen de faire parler son buté de frère. Une idée lui traversa soudain l’esprit. « J’ai une idée. Je te confie un de mes problèmes, et après ce sera à ton tour, d’accord ? » N’attendant pourtant pas sa réponse, la jeune fille regarda son frère avec sérieux, « Alors, voilà, en ce moment Matthew est assez brutal avec moi. Attention te méprend pas, y a pas d’histoire sordide là dedans, mais je veux dire… verbalement. On s’engueule tout le temps, j’ai même peur qu’il aille voir ailleurs. », continua-t-elle en concentrant son attention cette fois-ci sur le sol. Elle n’était pas du genre à parler de sa relation amoureuse avec Jeremy, mais si ca pouvait le faire parler, elle était preneuse, « A toi maintenant. », dit-elle avec un nouveau sérieux. Si l’après-midi n’était pas à base de marijuana, de chips et d’émissions de téléréalité, elle serait plutôt placée sous le signe des confidences, et peut-être… du renouveau.


© Belzébuth
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar

+ ID CARD
+ NOTEBOOK

MessageSujet: Re: I hate you but you know I love you :: Jeremy    Jeu 18 Juil - 13:21

Jeremy & Joan Riley

« I hate you but you know I love you. »

Distraitement, je décapsule ma bouteille de bière tout en continuant à regarder sans grand intérêt la télévision. Les images défilent à une vitesse fatigante, du genre à niquer la rétine. La bouteille coincée entre deux doigts, je porte le goulot à mes lèvres et avale une grande goulée de la boisson amère. Dehors, il pleut toujours comme un torrent qui s’effondrerait depuis le ciel. Le bruit des gouttes d'eau s'écrasant sur les vitres de la maison m'apaise un peu. J'ai beau être un grand solitaire, la présence de Joan à côté de moi commence à avoir un effet relaxant. D'ordinaire, j'essaye de ne pas rester aussi longtemps avec elle parce qu'elle a ce drôle de don pour me faire abaisser toutes les barrières que j'ai mis des années à installer autour de mes propres émotions. Ma petite sœur pense certainement que c'est une bonne chose de faire ressortir tout ce que j'ai gardé en moi, mais elle a tort, ça fera plus de mal que de bien. Mes doigts se crispent sur la bouteille alors que je serre la machoire alors qu'elle me propose un marché un peu cruel. Mais bon, pourquoi pas, après tout ? Je hoche la tête et l'écoute me raconter son soucis du moment.

« Alors, voilà, en ce moment Matthew est assez brutal avec moi. Attention te méprend pas, y a pas d’histoire sordide là dedans, mais je veux dire... verbalement. On s’engueule tout le temps, j’ai même peur qu’il aille voir ailleurs. »

Pour la première fois depuis le début de cette discussion, je tourne le visage vers elle, soucieux de ce que je viens d'apprendre. Il m'a fallu du temps pour accepter l'idée que ma sœur cadette sorte avec un garçon, étant donné que je suis le mieux placé pour savoir ce que pensent les garçons à cet âge-là. J'ai beau répéter sans arrêt que c'est une peste et qu'elle est insupportable quand elle s'y met, je l'aime. Je n'apprécie pas vraiment d'apprendre que ce crétin la blesse de plus en plus régulièrement. Encore heureux qu'il ai pas levé la main sur elle, parce que dans ce cas il serait déjà émasculé sur un lit des urgences. Je soupire en fermant les yeux plus longtemps que de nécessaire. C'est mon tour de parler, je le sais, mais je veux d'abord relever quelque chose dans l'annonce de Joan.

« Je peux te dire que s'il te fait pleurer, il va le sentir passer. »

Je marque un temps. Le temps d'inspirer profondément et de souffler pour me calmer. De toute façon ça n'arrangera rien que je m'en mêle, au contraire. Mon but n'est pas de mettre ma sœur dans une situation embarrassante. Tant qu'elle pourra se débrouiller seule, il ne faudra pas que j'intervienne. A présent que cette discussion est close, je me prépare mentalement à dire des choses que je ne me suis même pas autorisé à écrire dans mon journal. Des questions se bousculent dans ma tête. Comment Joan pourrait-elle vraiment comprendre ? C'est compliqué. Je me racle la gorge et éteint la télé pour ne pas être déconcentré. Après une autre rasade de bière, je me jette à l'eau.

« La vérité, c'est que j'étais pas prêt. J'avais aucune idée de la façon dont je devais encaisser toutes ces responsabilités. J'étais un gamin inconscient, j'avais la belle vie. Papa a disparu et Chris est parti dans la foulée, je me suis retrouvé dans le rôle de " l'homme de la maison ". Alors je me suis mis à faire des conneries monumentales afin que personne n'essaye de compter sur moi. Je voulais rester indigne de votre confiance, pour qu'on me demande rien. C'est pour ça que j'ai accepté le copain de maman. Il me permet de rester un adolescent. Il joue le rôle que je ne veux pas jouer... »

© Chieuze

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar

+ ID CARD
+ NOTEBOOK

MessageSujet: Re: I hate you but you know I love you :: Jeremy    Mer 31 Juil - 19:51




I hate you but you know I love you.
Ft. Jeremy & Joan
 
« Ne t’en fais pas pour moi, il aura le nez cassé avant d’avoir eu le temps de dire ouf, crois-moi. », lança Joan en souriant un peu. Puis elle resta silencieuse en écoutant son frère. Une épreuve douloureuse l’avait marqué, mais elle ne voulait certainement pas lui demander de détails, il avait besoin de tout sauf qu’on remue le couteau dans la plaie. Ne pas le forcer et l’inciter à tout lui dire alors qu’il n’en avait pas envie. Elle se souvenait à quel point il avait été difficile de sortir , de cette obscurité oppressante qui l’avait complètement happé dans sa spirale infernale. Et il était son frère le plus proche, ce pourquoi elle voulait lui rendre la pareille, absolument. Comment se mettre à la place de Jeremy ? Elle ne pouvait pas dire qu’elle comprenait parce que ce serait de simples paroles en l’air, le genre de phrases bateau que l’on vous sert quand on se sent obligé de vous réconforter. Ce genre de phrase qu’on vous dit lorsque l’on ne vous écoute pas vraiment et que l’on veut que vous arrêtiez rapidement d’extérioriser la souffrance qui vous ronge de l’intérieur. Joan ne comprenait pas Jeremy, mais elle pouvait imaginer être à sa place, et au fond elle se disait qu’elle avait de la chance de ne pas l’être. Pourtant tous les deux, les deux jeunes enfants de la famille avaient survécu, ils avaient traversés ces épreuves comme ils l’avaient pu. Et ce deux fois de suite. Il n’avait pas voulut prendre ses responsabilité, et avait déchargé sa tâche sur cet imbécile de Jack. C’était donc cela, elle avait vu juste. Jeremy n’avait jamais été ce genre de personne bavarde qui vous racontent l’intégralité leur journée en détail. Alors elle avait conscience que le simple fait de se confier sur un sujet aussi sensible était un énorme effort de la part de son cher frère . Joan n’avait jamais eut connaissance de l’existence de ce profond malaise et en apprendre autant d’un coup la bouleversait un peu. Surtout que vu ce que lui avait décrit Jeremy, il allait être difficile de lui dire de voir le bon côté des choses en restant franche.

« Jeremy… Tu n’imagines pas à quel point tu nous as aidé sans même t’en rendre compte. On est resté soudé, n’est-ce pas ? Si Chris a joué l’égoiste en s’en allant comme un lâche c’est son problème. Quand à Jack, je comprends un peu ce que tu veux me dire. Mais je suis désolé je n’y arrive pas moi. Je ne supporte pas l’idée qu’il puisse avoir sa place sur les photos en même temps que papa. », dit-elle en perdant tout à coup son sourire confiant. Cependant, la jeune Riley saisit la main de son frère et le regarda dans les yeux, « Ce n’est pas parce que tu fuis tes responsabilités que tu dois être irresponsable. Tu as tellement de potentiel, et c’est pas l’herbe qui va t’aider à t’envoler, même si ça te fais planer. », plaisanta-t-elle, du moins essaya-t-elle de plaisanter. « Alors, ne gâche pas ta personne. Je t’en prie. Regarde, Sateen est exemplaire, elle va se marier, Sasha l’est tout autant elle s’occupe de nous, il faut qu’on rende papa fier de nous. Trouve toi quelque chose qui te passionne pour remplacer toute ces conneries. » Joan avait esquissé un demi-sourire plein de compassion, et qui s’était voulut réconfortant. Voir Jeremy dans cet étât l’attristait profondément. Pourtant, elle n’avait jamais vraiment été du genre à se rendre triste pour quelqu’un d’autre, hormis dans les cas de force majeure. Elle avait été égoïste, pendant tellement longtemps au point de ne pas voir totalement son frère, qu’aujourd’hui elle se sentait d’âme à aider tout le monde et lui en priorité. Il fallait qu’elle le fasse aller mieux, elle l’aimait beaucoup trop pour le laisser sombrer, seul. « Aucun de nous n’était prêt à vivre sans lui Jer’. »



© Belzébuth
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar

+ ID CARD
+ NOTEBOOK

MessageSujet: Re: I hate you but you know I love you :: Jeremy    Sam 10 Aoû - 10:01

Jeremy & Joan Riley

« I hate you but you know I love you. »

Je sais, ce n'est jamais simple d'accepter que quelqu'un prenne la place d'un être cher qu'on a perdu. Je comprends le fait que Joan ne puisse pas aimer Jack. Moi même que je l'aime pas vraiment, disons que je le tolère parce que ça m'arrange. Je me contente de hocher la tête et je la laisse essayer plutôt en vain de me raisonner. Si les paroles douces avaient du changer quelque chose, ce serait déjà fait depuis longtemps. Je préfère imaginer ma petite sœur en train de casser le nez de son crétin de petit-ami. Ça, ce serait amusant. C'est pas que je suis extrêmement chiant ou possessif, mais quand ça touche à mes sœurs, je pourrais tuer quelqu'un. C'est comme ça, c'est tout. Dans un élan affectif très rare, je passe mon bras autour de ses épaules et dépose un petit bisou sur son front. Y a pas grand monde à qui je tienne vraiment, mais elle, ma petite puce, elle fait partie de ma vie à temps complet. Je souris lorsqu'elle fait une remarque sur mon talent que je gâche sans scrupules en fumant et en buvant.

« Je vais t'avouer un truc que tu devras garder pour toi. » Je marque une pause durant laquelle je pivote la tête pour la regarder dans les yeux. « Je prends des cours supplémentaires en art pour me perfectionner et j'ai commencé à créer mon propre site internet mon exposer mes toiles. »

Elle a raison, aucun de nous n'était prêt à perdre papa, mais certains s'en sont mieux remis que d'autre. Enfin en tout cas c'est l'impression que me donnent Sateen, Sasha et maman. Aussitôt parti, aussitôt remplacé. Et alors je ne veux même pas parler de ce faux jeton de Chris qui a fuit dès qu'il en a eu l'occasion et n'est revenu que temporairement pour des raisons stupides. Rien que de penser à lui me remet les nerfs en pelote et je m'allume une nouvelle clope sur laquelle je tire une longue taffe avant de souffler lentement la fumée par les narines.

« Je sais pas pourquoi nos vies sont un tel chantier. Quand je regarde les autres familles, je ne vois rien de choquant, une belle toile blanche sans tâches. Comment font-ils pour être si heureux et si niais ? »

C'est vrai quoi, y a pas de raison qu'on se coltine tous les problèmes de Painswick ! Ou alors les autres sont plus doués pour cacher leurs failles. Moi j'ai toujours eu le défaut d'être trop expressif. Quand je vais mal, je ne le suis pas à moitié et ça se voit. Porter un masque, c'est bon pour ceux qui ont des choses à cacher. C'est pas mon cas.

© Chieuze

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar

+ ID CARD
+ NOTEBOOK

MessageSujet: Re: I hate you but you know I love you :: Jeremy    Ven 23 Aoû - 21:43




I hate you but you know I love you.
Ft. Jeremy & Joan
 
Mine de rien, mine de crayon, Joan aimait bien parler avec son grand frère. Ca n’arrivait pas tous les jours, et dans la famille Riley, ceux qui avaient tendance à se parler de leurs états d’âmes et qui voulaient sans cesse faire des réunions de famille c’était Sateen et Sasha. A chaque fois c’était la même chose. Joan et Jeremy passaient leurs temps dans leur chambre, pour sa part elle restait avec Matthew ou ses amies, et pour son frère c’était la compagnie d’une fille stupide qui lui convenait. La plupart du temps, Sateen les tiraient par les pieds pour les forcer à participer gaiement aux festivités de la famille. Joan n’avait jamais pu supporter de se faire commander. Elle n’avait jamais été une enfant facile, mais pourtant son cas s’était aggravé quand son paternel avait perdu la vie. Le geste affectif de son grand frère envers elle la fit sourire et elle acceuilla le baiser sur son front avec tendresse, pressant l’une de ses mains avec la sienne. La jeune fille resta silencieuse quand Jeremy commença à parler, lui faisant promettre de ne rien dire. « Tu me connais, je te promets que je ne dirais rien. », lui murmura-t-elle en souriant. La jeune fille écarquilla les yeux et frappa dans ses mains suite à la nouvelle de son grand frère. « Oh mon dieu ! Mais c’est génial ! Il faut absolument que tu me donnes l’adresse. », lui lança-t-elle d’un air enjoué.

La jeune Riley était vraiment contente pour son frère, et même si elle pensait que son frère avait tort de cacher son talent elle le comprenait malgrès tout. Joan avait toujours été passionnée par le dessin et la peinture, et elle savait très bien d’où cette passion venait. Sateen était professeur après tout, elle était talentueuse, et Joan regrettait qu’elle n’ait pas profité de cette occasion pour ouvrir une galerie artistique et se faire connaitre. Et puis avant Sateen il y avait sa chère mère. Leur mère avait toujours été une artiste dans l’âme. Quand ils avaient construit leur maisons, Sateen leur racontait qu’elle avait réalisée une fresque, un immense arbre, avec une multitude de nuances de bruns, de verts, de bleus. Elle avait commencé par inscrire le prénom d’elle et son mari au bas de l’arbre, puis était venu le prénom de Sateen, dans un entrelac magnifique de branches, puis celui de Chris, ou plutôt Christopher, ensuite était venu Sasha un peu plus haut, et au sommet trônait les prénoms de Jeremy et Joan. C’était la fresque de la grande salle à manger et personne n’y toucherait jamais, Joan y tenait, elle avait seulement peur qu’un jour son artiste de mère puisse vouloir y ajouter Jack. Mais au fond d’elle, elle avait beaucoup trop de respect pour ses enfants pour commettre une chose pareille, elle le savait. Joan se mit à sourire suite à la remarque de Jeremy. « C’est parce que ce sont tous des menteurs. Ils sont hypocrites, tous autant qu’ils sont, tu ne le vois pas ? Ils font semblant d’être respectable, d’être poli et heureux dans leur ménage. Par exemple Monsieur Waterman, il trompe sa femme avec tous Londres et ca ne dérange personne, ils continuent de s’afficher comme ça comme une famille unie. Pareil pour le pasteur, ils ont pas hésité à envoyer Emma en pension pour qu’elle évite de leur faire de l’ombre. » La jeune fille marqua une courte pause, et reconcentra son attention sur son frère, « Nous sommes vrais, nous ne nous cachons pas derrière de faux semblants, on est honnête et c’est notre vraie richesse. Nous sommes plus riches que ces espèce de bobos faux- jetons , malheureux et obsédés. », laissa-t-elle tomber un riant très légèrement. C’était vrai après tout, eux ils se disputaient sans arrêt mais au moins ils ne mentaient pas à tout le monde.



© Belzébuth
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar

+ ID CARD
+ NOTEBOOK

MessageSujet: Re: I hate you but you know I love you :: Jeremy    Jeu 26 Sep - 9:02

Jeremy & Joan Riley

« I hate you but you know I love you. »

L'enthousiasme de ma petite sœur à l'annonce de mon nouveau projet professionnel me fait chaud au coeur. Je me fait la promesse immédiate de lui écrire l'adresse du site sur un bout de papier dès que j'aurai fini de le coder. Avoir une fan dans la famille, c'est précisément ce qui me manquait. Le reste de la fratrie s'est toujours amusée à me rabaisser et à affirmer que mes toiles étaient des croûtes. Je souris avec elle, parce que sa joie de vivre est très communicative. Y a pas à chier, ma petite sœur a beau être une peste lorsqu'elle s'y met, au fond, elle a un coeur qui vaut de l'or. En revanche, l'explication qu'elle a pour répondre à ma question suivante me met mal à l'aise. Oui, les gens sont faux, menteurs, ils profitent de la naïveté des plus faibles pour escalader jusqu'au sommet. Et pourtant je ne peux m'empêcher de me dire que je leur ressemble plus que ce que Joan le pense. Elle ignore quelle sombre attirance je refoule au fond de mon âme à chaque fois que je vais en cours de dessin. Je me contente de déglutir pour dissiper la boule dans ma gorge et de hocher la tête positivement.

« Oui tu as probablement raison, l'honnêteté ne fait pas vraiment partie de la vie à Painswick, surtout ces derniers temps. »

Je soupire. Comment aborder le sujet sans trop en révéler ? La vérité c'est que j'aimerais pouvoir en parler avec quelqu'un mais je ne suis pas sûr que Joan pourrait comprendre. Bien sûr je pourrais en parler à Rose, ma meilleure amie d'enfance, mais ça fait un bon bout de temps que je l'ai pas croisée ( j'espère qu'elle va bien ). Un long silence s'installe dans la pièce alors que je joue distraitement avec les boucles soyeuses des cheveux de ma sœur. peut être que je pourrais lui demander comment elle réagirait à ma place, sans lui dire que je parle de moi ? Oui, ça c'est une idée.

« Dis moi, si tu avais un secret monstrueux et perturbant qui t'empêche de dormir et d'être toi-même, est-ce-que tu le dirais à quelqu'un ? »

Je pose cette question de façon innocente, sans savoir qu'au fond, ma sœur et moi partageons bien plus que des gênes et un lien fraternel. Nous sommes les gardiens de secrets bien plus grands que nous.

© Chieuze

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar

+ ID CARD
+ NOTEBOOK

MessageSujet: Re: I hate you but you know I love you :: Jeremy    Lun 14 Oct - 23:10




I hate you but you know I love you.
Ft. Jeremy & Joan
 
Les valeurs de la famille avaient toujours été très importante pour la famille Riley et d’autant plus pour la jeune Joan. Elle savait très bien que son cher brun n’était pas un exemple, elle n’en était pas un non plus, et qu’il en faisait voir de toute les couleurs à un bon nombre de gens, mais cela ne changeait rien, il faisait parti de ceux sur qui elle était sure de pouvoir toujours compter, quoiqu‘il arrive. Il était son grand frère, son presque jumeau d’une année, son Jeremy à elle. D’un geste, elle passa négligemment sa main dans ses cheveux avant de poser ses yeux noisette sur son frère. Il ne disait pas cela au hasard, c’était beaucoup trop mal caché, et pour la jeune fille qui avait toujours eu le don de lire entre les lignes et de deviner les faiblesses chez les autres, c’était un jeu d’enfant de voir que Jeremy avait quelque chose à avouer. La jeune fille qui avait toujours été un brin physionomiste avait remarqué que Jeremy avait l’air préoccupé depuis le début de leur discussion, mais elle avait éviter de pousser le sujet trop loin, et se gardait bien de le souligner. Elle ne le connaissait que trop son frère pour savoir que c’était la pire chose à faire dans des cas comme ça, et que tout ce qu’elle récolterait ce serait un braquage net et précis. Pourtant, quand il lui avait parlé de son site, Joan avait soudain pensé que c’était cela qu’il avait à lui dire, mais il semblait encore mal à l’aise, et cela l’inquiètait un peu, il fallait l’avouer. La jeune fille fronça les sourcils, ce genre de phrases n’avaient jamais présagé quelque chose de bon.

Mais qu’est-ce qu’il pouvait bien se passer ? Tout cela commençait réellement à la perturber, parce que celui-ci n’était pas vraiment du genre à s’exprimer ou extérioriser ses sentiments. C’était là toute la complexité infinie des enfants Riley. Ils étaient tous tellement différents quoique similaire, s'en était presque déconcertant. Joan tenta tant bien que mal de paraitre neutre et détachée, mais elle imaginait déjà le pire. Un secret monstrueux ? Quoi ? Autre que la drogue ou les bagarres ? Les filles, le séchage de cours ? Ca n’avait rien de monstrueux tout ca. Peut-être qu’il avait commencé à faire du trafic de drogue, et qu’un affreux malfrat le faisait chanter pour qu’il lui donne du fric. Oh non. Peut-être que Jeremy avait du se défendre et qu’il avait tué quelqu’un sous l’influence de stupéfiants, ou peut-être avait-il attrapé une maladie grave suite à l’une de ses innombrables coucheries ? Toutes ces réflexions lui donnaient mal à la tête, pourquoi fallait-il que tout soit toujours aussi compliqué dans cette famille de fous ? La jeune Riley savait très bien que Jeremy se douterait qu’elle n’était pas stupide au point de croire sa question anodine, mais elle jouerait le jeu, juste pour ne pas le brusquer. La jeune fille replia ses jambes et les entoura de ses bras, pour regarder dans le vide avant de concentrer à nouveau son attention sur son cher frère, « Monstrueux ? Oui bien sur. On a tous nos secrets tu sais Jer’… mais si ca t… nous empêche de dormir ou d’être nous même comme tu dis je pense qu’il faut en parler. Ca sert à rien de ruminer des secrets aussi lourds tous seuls. » N’y tenant plus, la jeune brune afficha une mine plus sérieuse, « Jer’, est-ce que je peux te demander si tu es dans la merde au point de ne pas en dormir ? Parce que si c’est un problème grave il faut que tu en parles, je veux pas te laisser dans la merde. Promis, je dirais rien à personne. »


© Belzébuth
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar

+ ID CARD
+ NOTEBOOK

MessageSujet: Re: I hate you but you know I love you :: Jeremy    Mer 4 Déc - 16:32

Jeremy & Joan Riley

« I hate you but you know I love you. »

Je l'écoute me faire son speech sur l'honnêteté et l'importance de tous avoir des secrets pour conserver de bonnes relations les uns avec les autres. Ouais, on voit que c'est pas elle qui se trimbale avec MES secrets. Ils sont tellement lourds que je sens plus mes épaules. Et puis voilà que tout change, puisqu'elle se lance dans une tirade inquiète pour ma santé. Je ne peux m'empêcher de sourire cyniquement en songeant à quel point elle sera déçue de mon comportement quand elle saura la vérité. Déjà qu'être gay n'est pas forcément une idée géniale, mais alors tomber amoureux de son prof d'art... Merci mais pour la chance je repasserai.

« Ouais ouais ça va calme toi, chui pas mourant non plus. »

Quoique peut être que ça arrangerait les choses. Un bon gros cancer bien venimeux pour m'empêcher d'aller en cours, ouais c'est une idée. Non mais sérieusement je débloque. Ce type me fait perdre les pédales, déjà que je savais pas bien où elles étaient à la base. Je soupire et me lève pour aller me chercher une smirnoff ice, ma boisson favorite. Quand je reviens, Joan est toujours là, assise, avec les sourcils froncés. Elle a l'air bel et bien déterminée à savoir ce que je lui cache. Prolongeant encore un peu le silence, j'en profite pour décapsuler la bouteille et boire une gorgée. Ceci fait, je hausse les épaules et largue la première information comme si c'était un missile à tête chercheuse.

« J'crois que je suis gay. Ou plutôt bi. Ou gay refoulé. J'sais pas trop. »

Disons que j'aime bien coucher avec les filles, mais c'est pas non plus le nirvana. Il est clair qu'il me manque quelque chose à chaque fois, c'est pas aussi bien que ce que les gens semblent en tirer. J'ignore si je couche avec ces filles par soucis d'éthique ou si c'est vraiment un besoin que j'ai. Si ça se trouve, c'est juste parce que je refuse d'assumer le fait que j'ai envie de tout autre chose. Pff, j'en sais rien. C'est le bordel de toute façon. La vie, dès qu'elle est mêlée au sexe, c'est tout de suite un labyrinthe. Je me racle la gorge et continue, puisque de toute façon si je m'explique pas je vais me faire harceler de questions.

« Je suis pas satisfait, tu vois ? Et y a ce type qui veut pas sortir de mes pensées, c'est comme un poison qui courrait dans mes veines. j'arrive plus à dormir et dès que je suis en sa présence je suis plus capable de me concentrer ou de penser normalement. Dis, tu crois que ça se soigne ? Chui malade ? »

Ce serait tellement merveilleux s'il existait un traitement pour me guérir de ces pulsions incontrôlables ! Putain la médecine remonterait carrément dans mon estime.

© Chieuze

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar

+ ID CARD
+ NOTEBOOK

MessageSujet: Re: I hate you but you know I love you :: Jeremy    Lun 23 Déc - 23:15




I hate you but you know I love you.
Ft. Jeremy & Joan
 

Dans le rôle de frère exemplaire, c’était sur que Jeremy repasserait, mais elle ne pouvait pas le blâmer, dans un sens il lui inspirait de la compassion la plupart du temps. Sans pour autant le défendre, la jeune fille se rendait bien compte qu’il n’avait pas conscience que quelquefois ses façons d’agir irresponsables nuisaient à son entourage, et elle n’était pas une sainte non plus. Mal placée pour lui en vouloir en quoique ce soit. La conversation suivait son cours, avec ses nombreuses ambigüités et ces sous-entendus qui commençaient à rendre l’atmosphère un peu lourde au gout de Joan. Elle gardait le silence en écoutant son grand frère parler, voulant lui laisser prendre le temps de pouvoir lui dire les choses correctement. « J'crois que je suis gay. Ou plutôt bi. Ou gay refoulé. J'sais pas trop. » Joan ne réussit malheureusement pas à cacher sa surprise, ouvrant tellement grand al bouche qu’elle aurait pu avaler un moucheron. « C’est une blague ? Non, mais je veux dire pas le fait que tu sois gay me dérange, mais… QUOI ? Toi ? Toi, Jeremy qui ramène des filles tous les soirs dans ton lit, tu serais gay ? Oh mon dieu c’est le secret le mieux gardé du monde ! » La brune déglutit, sa gorge était devenue sèche à force de déverser des flots de parole à chaque fois. Mais c’était plus fort qu’elle, à chaque fois qu’elle se retrouvait dans une situation qu’elle n’arrivait pas à gérer elle préférait parler, au risque d’aggraver encore plus les choses.

« Oh Jeremy si on m’avait dit un jour que j’aurais cette conversation là avec toi… Bon, on récapitule. C’est pas des choses qui se soignent, ca mon vieux c’est que t’es amoureux et que comme d’habitude t’es un être humain dénué de sentiment tu as l’impression d’être malade. »Chose dite, chose faite. Elle était lancée, il fallait qu’elle soit honnête avec Jeremy c’était pour son propre bien après tout ! « Mais c’est qui ce type ? Je veux dire… c’est un gars que tu connais ? Tu lui as déjà parlé ? Est-ce que tu penses que c’est réciproque ? Tu sais c’est important de savoir tout ça ! » Elle se mit à sourire à son frère ébouriffant sa tignasse bouclée, « J’y crois pas, t’es amoureux ! A-MOU-REUX ! Avec un peu de chance tu vas plus ramener de filles ici, non ? », lui demanda-t-elle sur un ton qui avait plus l’air d’être un conseil qu’une vraie question. La jeune brune redevint sérieuse un instant, même si elle était encore toute excitée par la nouvelle qu’elle venait d’apprendre. « Et puis concernant le fait que tu sois gay, personnellement moi j’en ai rien a faire, qui ne l’est pas de nos jours, dis moi ? », lança-t-elle d’un ton amusé. Elle se redressa du canapé et commença à sautiller, ayant comme une illumination soudaine, « Oh mon dieu ! Dis moi que je suis la seule à le savoir ! Dis-le moi ! Dis-le moi ! » Joan ne tenait plus en place, mais c’était tellement inédit et sa journée s’était annoncée tellement ennuyeuse qu’un rebondissement pareil lui faisait l’effet d’une piqure d’adrénaline. Enfin un peu d’action dans cette maison, elle allait enfin pouvoir se rendre utile, et enfin aider son frère à remonter la pente. Après tout, les filles sont les meilleures conseillères en matière de garçons ; n’est-ce pas ?



© Belzébuth
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar

+ ID CARD
+ NOTEBOOK

MessageSujet: Re: I hate you but you know I love you :: Jeremy    Sam 28 Déc - 13:08

Jeremy & Joan Riley

« I hate you but you know I love you. »

Très honnêtement, je m'attendais à ce que Joan soit choquée par la nouvelle, mais j'étais encore bien loin de la vérité. Je l'observe alors que son visage se décompose petit à petit. Son étonnement la mène irrévocablement vers la remarque à propos de mes coucheries à répétition. Certes, c'était prévisible, mais ça ne me fait pas plaisir pour autant. Ça me semble évident maintenant que si je ramène autant de nanas dans mon pieu c'est parce que je n'assume pas mes véritables désirs et franchement...mettre ce sujet sur le tapis ne m'aide pas à changer d'avis. Le visage de ma sœur passe par toutes les émotions et toutes les couleurs. J'en viens presque à me demander si c'était une bonne idée de lui dire la vérité. On dirait que je suis assit à côté d'un boulet de canon humain. Elle sautille sur elle même, se met à sourire et joue avec mes cheveux, je tirant un mouvement de recul. J'aime pas qu'on touche mes cheveux. La suite de la conversation me met encore plus mal à l'aise. Moi, amoureux ? Nan je crois pas. Et puis je suis pas un handicapé des sentiments ! Ou peut être que si... Mais dans tous les cas, ça ne se dit pas avec si peu de tact ! Je soupire et passe une main sur mon visage avec un air las.

« Comment tu veux que je sache ? J'ai jamais été amoureux de ma vie et personne a pris le temps de m'expliquer ce que ça faisait. Je pouvais pas deviner. »

Une alarme interne se déclenche lorsqu'elle se met à déballer toutes ces questions à propos de l'inconnu qui fait soi-disant battre mon coeur. Je déglutis. Non je ne peux pas lui dire que je rêve de me faire mon professeur d'arts appliqués. Mais je ne peux pas non plus ne rien répondre, ça la rendrait suspicieuse et elle m'espionnerait. Je connais Joan encore mieux que je ne me connais moi-même. Une fois que sa curiosité maladive a pris le dessus, c'est impossible de s'en débarrasser. Je dois lui donner une réponse, sinon je vais l'avoir sur le dos pour un bon bout de temps. Et puis après tout, pourquoi ne pas lui dire la vérité finalement ? Je doute qu'elle aille le crier sur les toits et au moins la surprise la ferait taire. Je me prépare à lui répondre lorsqu'elle se lance dans une nouvelle crise d'hystérie. Je grommelle face à ce manque total de tenue. Elle est insupportable quand elle est comme ça. Pas moyen d'aligner une phrase.

« Oui tu es la seule. Mais je vais en parler à Rose et à Isis très bientôt. »

Il est logique que ma meilleure amie et mon ex-petite-amie soient mises au courant de la nouvelle. Non pas que ça m'enchante de discuter garçons et potins avec des filles, mais la vérité c'est qu'elles seront sûrement les meilleures pour le conseiller à ce sujet. Un sourire gêné s'étire sur mes lèvres alors que mon tic nerveux de passer ma main dans mes cheveux se déclenche.

« C'est euh... Enfin tu sais, ça se contrôle pas ce genre de truc et je veux pas que tu balises. Ce type sait que je craque pour lui et il ne manque jamais une occasion de me draguer, mais c'est un peu...compliqué. »

Et c'est peu de le dire. Une relation entre un élève et son professeur est interdite. Wyatt pourrait se faire renvoyer pour une telle chose ! Je ne veux pas lui attirer d'ennuis.

« Tu vois qui est Monsieur Candyman ? » Dis-je en déglutissant.

© Chieuze

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar

+ ID CARD
+ NOTEBOOK

MessageSujet: Re: I hate you but you know I love you :: Jeremy    Jeu 23 Jan - 10:11




I hate you but you know I love you.
Ft. Jeremy & Joan
 

Joan avait de la peine pour Jeremy mais à la fois elle était complètement excitée à l’idée de le voir amoureux. D’un côté c’était normal, comme il le disait lui-même il n’avait jamais été amoureux de sa vie, alors elle voyait très bien qu’il était gênée mais il n’y avait pas de quoi. La seule chose qu’elle voulait savoir c’était qui était cette personne. Peut-être Ricky ? Ou alors Tyler ? Elle avouait que cela lui faisait bizarre d’imaginer son frère être gay. Il était tellement macho que c’était à peine croyable. Comme quoi on ne pouvait jamais soupçonner ce qui se passait dans la tête des autres. « Ouais c’est vrai mais n’empêche que… c’est TROP GENIAL ! », continua-t-elle à s’extasier. Mais elle tenta de se calmer bien vite avant de faire tomber tous les coussins du canapé par terre. Joan écouta sous frère parler son sourire toujours fixé sur le visage. Et lui donna une tape sur l’épaule quand il s’arrêtta, « Non, non, promis ! Je vais pas baliser promis, promis, promis ! » Elle s’arrêta un instant et plissa les yeux « Hmm… si il te drague c’est super, à moins que ce soit Jack je vois pas ce qu’il y a de compliqué ! OH MON DIEU C’EST PAS JACK QUAND MEME ? », s’exclama Joan en plaquant ses deux mains sur sa bouche. Elle imaginait tout et n’importe quoi, elle avait tellement apprit de choses incroyables cette après-midi qu’elle était prête à entendre tout et n’importe quoi. Après tout, on était jamais préparé au pire.

« Diiiiiiis-moi ! » Elle ne tenait plus du tout en place, mais s’arrêta net quand Jeremy lui demanda si elle savait qui était Monsieur Candyman. Oh que oui elle le savait, mais elle n’avait pas envie d’apprendre que c’était lui dont était amoureux son frère. Elle aimait bien ce professeur, mais imaginer qu'il puisse être le possible jules de son grand frère la glaçait un peu. Non mais quel professeur normal draguait ses élèves ? « Oh.mon.dieu. Pitié dis moi qu’il a un fils que tu trouves mignon. » Elle le regarda en arquant un sourcil, avant de voir qu’il ne plaisantait pas, mais elle se laissa retomber sur le canapé pour regarder le plafond. « Tu vas finir par me tuer, Jeremy. » Elle resta comme ça un instant et se redressa sur ses coudes, « Mais… il te drague ? Et tu le trouves séduisant ? Mais il est vieux ! Il a quel âge au moins 10 ans de plus que nous ! » Joan restait là à blâmer Jeremy, alors qu’elle aurait très bien pu se faire ces reproches à propos de Nathan. Lui avait vingt-six ans si elle se souvenait bien, alors ils avaient 8 ans de différence d’âge. Enfait, elle aurait mieux fait de se taire, alors elle ratrappa bien vite ses paroles, « Excuse moi, enfait je suis mal placée pour parler… Mais je m’inquiètes un peu. Si tu l’aimes et qu’il t’aime il ne devrait pas y avoir de problème. En plus tu es majeur et vacciné tu fais ce que tu veux ! » Après tout, oui il faisait ce qu’il voulait, et il l’avait toujours fait. Elle voulait savoir ce qu’il en était pour pouvoir l’aider, mais ce qu’elle voulait après tout c’était qu’il lui fasse confiance, elle ne le jugerait pas. Surtout pas son propre grand frère. Joan et Jeremy ne s’entendaient pas toujours, mais elle admettait que c’était de lui qu’elle était le plus proche. Son grand frère à elle seule.




© Belzébuth
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar

+ ID CARD
+ NOTEBOOK

MessageSujet: Re: I hate you but you know I love you :: Jeremy    Mer 29 Jan - 17:42

Jeremy & Joan Riley

« I hate you but you know I love you. »

Je m'attendais à n'importe quelle réaction de la part de Joan, mais pas celle-là. Qu'est-ce-qui peut bien se passe dans sa tête pour songer un instant qu'il s'agit de notre beau-père ? Les deux mains plaquées sur sa bouche, en état de choc, elle a l'air d'une gamine qui apprend que la fée des dents n'existe pas. Je soupire et secoue la tête négativement. Moi, attiré par Jack ? Non mais n'importe quoi. Faut pas rêver. En revanche, moi qui pensais que l'expression de Joan ne pourrait pas être pire que celle-ci, je me trompais. Lorsqu'elle percute l'information insinuée dans ma question, son souffle se coupe et je redoute la baffe. Peut être que j'aurais du me retenir de lui dire la vérité, lui dire que c'était un pote de l'université, mais je vois pas l'utilité. Je grommelle alors qu'elle me supplie de lui dire que c'est une blague, ou qu'il a un fils qui me plait. Je hausse les épaules.

« Non, il a pas d'enfants. »

Cette fois ci, plus d'hésitation. Plus de possibilité de repli. Je suis bel et bien en train de dire à ma petite sœur que j'ai une attirance sexuelle envers mon prof d'arts appliqués qui va passer à la maison une fois par semaine pour me donner des cours particuliers. Plus tordu, ce serait dur à faire. Oui Joan, je vais finir par te tuer d'une crise cardiaque, c'est très probable, mais c'est pas impossible que l'inverse arrive non plus. Bon, bon, admettons d'accord il est plus vieux. Beaucoup plus vieux.

« Mais qu'est-ce-que tu veux que je te dise ? J'y suis pour rien, ça m'est tombé dessus comme une grosse bouse et j'arrive pas à arrêter ! C'est pire que la clope, j'en ai besoin... »

J'ai moi-même du mal à accepter cette histoire. Je ne sais pas vraiment si je suis amoureux, mais je sais que je ne supporte que difficilement d'être longtemps loin de lui et que lorsqu'il est là j'hésite entre l'envie de le gifler et l'envie de l'embrasser. J'ignore si c'est la preuve que j'ai des sentiments ou la preuve que mon cerveau a définitivement déserté le navire. Je soupire et m'avachis un peu plus dans les coussins du canapé, passant une main sur mon visage.

« J'arrête pas d'y penser, ça me rend dingue. »

Je pivote la tête pour regarder Joan dans les yeux. J'apprécie qu'elle me dise des choses aussi rassurantes. Je me sens soutenu et le poids de la culpabilité s'est un peu allégé. C'est agréable d'avoir quelqu'un à qui raconter ce genre de secrets. Je hausse néanmoins un sourcil, intrigué par un bout de phrase hasardeux que j'aimerais qu'elle explique.

« Qu'est-ce-que tu veux dire par " je suis mal placée pour parler " ? Tu as des ennuis Jo ? Si c'est le cas, dis le moi. Je t'ai dit mon plus grand secret, dis moi le tien. »

© Chieuze

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



+ ID CARD
+ NOTEBOOK

MessageSujet: Re: I hate you but you know I love you :: Jeremy    

Revenir en haut Aller en bas
 

I hate you but you know I love you :: Jeremy

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [M] Julian Morris ¤ Hate is the nicest side of love
» SHERYDANE&SAMUEL ♣ Can I hate you for a moment and love you for the eternity ?
» Love me now or hate me forever!
» Love me, hate Me [PV Aarhyel]
» I hate you, I love you ~ Gobb

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
+ THE TOWN :: la kermesse :: #12 Les Riley-