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 [Libre] Home, Bitter-sweet Home.

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Tommy Vinushka

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MessageSujet: [Libre] Home, Bitter-sweet Home.    Sam 15 Aoû - 0:44




Je revenais juste de l'autre bout de Londres, le trajet en train m'avait paru plus long que d'habitude même en courant en griller une pour tuer l'ennuis à chaque arrêt. J'avais aussi discuté cuisine avec une chic dâme de la trentaine, assise en face de moi et qui trouvais trop dommage de dormir et de rater tout ces paysages. J'avais pensé à ce passage dans l'arrache-coeur de Salinger, où le héros s'amuse d'une conversation avec une quadrégénaire.

- Mais vous faites bien moins que quarante ans , fis-je en plutôt bon anglais.

Elle s'apelait Charlie, venait du pays de galle et était psychologue. Je lui proposais d'aller au bar du wagon-restaurant oubliant l'heure qu'il était, mais comme dans ce livre je descendis et repris mon bohomme de chemin avant d'avoir pu le faire.

J'avais transpiré comme un veau sur scène, et la fraîcheur des rues en cet été ui était mort trop vite, et le chauffage exageré du bus m'avait rendus malade comme un chien, je devais essuyer mon septum toute les cinqs minutes et c'était très génant d'avoir à faire ça devant les gens. Mon nez me brûle. Tout mon corps me brûle. A l'extérieur comme à l'intérieur.

Ont était mauvais mais pas pire que d'habitude, et les gens avaient été plutôt fair-play.

Après des mois, ma lettre était enfin prête. J'avais fini ma relecture il y a quelques heures. Elle recouvrait la quarantaine des premières pages d'un petit cahier noir de dessin. J'achetais une bière de fille à la framboise, une pochette craft, la glissait dans la boite en métal peint jaune, et partis noyer mon angoisse déjà présente à l'abris dans les tribunes situées à côté de l'étendue d'herbe la plus proche. Mes tympans ont recommencés à siffler, le mauvais temps surement, mes articulations aussi en morflent. J'ai l'impression d'avoir deux vieilles grilles du pont des arts à la place de la cage thoracique, mes poumons me pèsent vers le bas, je sais pas si c'est le poids des mots, l'humidité ou le fait que je clope comme un sapeur. Une quinte de toux violente m'arrache à mes pensées et j'ai la soudaine certitude que je ne suis peut-être pas si seul que je le pensais.

Volte-face, mes mains moitirent en quelques secondes. De quoi j'avais peur? C'est tranquille, ici. Personne à craindre hormis les vitres teintées et les airs maussades revétissant des polos bleus.

C'était nul, mais je ne trouvais qu'à demander:

" - Bonsoir? Vous m'avez fait peur. "

La brise d'un été mort trop tôt raffla ma nuque et mes épaules.
Je devais être seul.
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Violett Dashwood
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MessageSujet: Re: [Libre] Home, Bitter-sweet Home.    Sam 15 Aoû - 12:34

« And when the day arrives I'll become the sky and I'll become the sea and the sea will come to kiss me for I am going home. Nothing can stop me now. »

Violett avait voulu se changer les idées, faire quelque chose. Tout et n’importe quoi. Elle était certaine qu’elle allait devenir folle si elle tournait en rond dans son appartement. Et elle ne voulait pas non plus importuner Jett, il avait assez de tourments personnels, elle n’allait pas lui infliger encore les siens. Du moins, volontairement, parce qu’elle savait qu’en hurlant une nuit sur deux, elle le lui infligeait sans même le vouloir. Tarée, oui elle l’était, et elle sentait qu’elle ne réussirait plus à le cacher à Eamon encore longtemps. Mais dans tous les cas, il n’imaginerait jamais cela. Il penserait peut-être à ses malaises qu’elle faisait à l’époque, ou a des crises d’angoisses du à la pression. Mais sûrement pas aux effets secondaires de la cocaïne. Certaine qu’elle devait donc, prendre l’air, elle avait enfilé son manteau et était sortie à pieds, dans les rues froides de Painswick. Elle ne croisa personne, à part peut-être cet homme qui promenait son chien et des voitures de personnes qui rentraient du boulot. Elle aimait et détestait Painswick à la fois. D’un côté, elle y avait vécu une enfance loin de la perversité de la ville, de ses ennuis et de sa violence. Elle pouvait s’y ressourcer sans qu’on ne l’y dérange, elle pouvait se couper de cette double-vie londonienne qui ne s’arrêtait jamais.

Puis, il y avait cette autre vie, pleine de palpitations, cette ville qu’était Londres lui avait permit de réaliser ses rêves, certes elle y avait vécu des joies et des peines mais elle n’oubliait pas qu’elle y avait habité avec Eamon, et que malgré tout ce qui s’y était passé, il y demeurait beaucoup de souvenirs. Si elle avait quitté Painswick pour ses études à la base, c’était bien parce que cette ville était un trou à rats. Il n’y avait pas grand-chose pour les petites gens qui aspiraient à de grandes choses. Violett marchait alors sans but précis, les mains enfoncées dans les poches de son manteau devenu trop grand pour elle. Puis, sur un coup de tête, elle tourna les talons, rentra chez elle et prit sa voiture pour aller elle ne savait où. N’importe où. Bien vite, elle se retrouva à Camberley. Jolie ville. Elle décida de se garer au stade et de sortir marcher un peu de nouveau.

Une silhouette attira son attention et elle fut presque certaine de l’avoir effrayé, sans le faire exprès. Alors, elle sortit de la pénombre pour rassurer son interlocuteur. Un jeune garçon blond, se tenait près d’elle. « Excusez-moi, bonsoir. Je n’ai pas voulu vous effrayer. », lui murmura-t-elle un peu confuse. Elle tourna la tête, « Vous avez un accent français, non ? J’ai appris à parler français pour la danse. C’est trop rare par ici. »

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Tommy Vinushka

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MessageSujet: Re: [Libre] Home, Bitter-sweet Home.    Lun 17 Aoû - 1:58

Le bois pourri de la tribune s'effrita sous mes phalanges bleuies. Puis une voix très bienveillante dés les premiers abords s'avança plutôt vite. J'avais à peine eu le temps de me focaliser sur quelque détail de son visage qu'elle me ravit en m'annonçant qu'elle connaissait un peu ma langue natale .
- Oui, je suis en angleterre depuis quelques mois seulement. C'est... Great. Mais à Painswick ça va, je suis pas trop dépaysé, on dirait les coins bourges et gentils de France. Je ris un peu puis me repris.

- Mais je n'ai rien contre, j'aime beaucoup comme endroit, je suis content d'habiter une ville aussi rassurante.

Je l'invitais à prendre place sans insister réellement. Peut-être qu'elle voulait juste être polie ou que je l'avais gêné à vouloir lui faire la conversation, peut-être que ce qu'elle avait pris surement pris pour de la banale courtoisie ou de l'ennuis l'ennuyant plus encore. C'est toujours comme ça, j'ai toujours l'impression que les gens ont toujours cent-mille choses à faire, même à une heure du matin, et qu'écouter mes péripéties et mes cordialités n'en font pas partis. Je regardais brièvement l'heure éclairée en bleu néon sur mon cellulaire inutile. Oui, bien une heure du matin, le temps avait filé vite depuis que j'avais posé mon cul et ma bouteille ici. C'était peut-être le semi-vide qui me maintenait calme ou la moitié d'un lambic tiède et trop sucré sur du rien si ce n'est que de la fatigue. Fatigue qui était devenu plus un trait de personnalité et/ou une distinction physique notoire plus qu'un état passager. Je sentais les secondes trotter très vite, à ne rien savoir quoi dire d'intéressant.

- Vous faîtes du jogging à cette heure-çi, c'est pour ça que vous êtes venues?

Puis baissais la tête sous mon couvre-chef informe et mal-ajusté. Il était plus ou moins à ma taille quand je l'avais trouvé abandonné aux grilles d'une petite salle, un lendemain de clâmeur festive, à Paris. J'avais plus de cheveux que maintenant, faut dire. J'avais tout rasé juste avant de prendre le train pour l'autre côté de la manche, puis j'avais regretté. Voilà pourquoi il ne tenait plus très bien sur ma tête.  

- Ca fait longtemps que vous faîtes de la danse? C'est du ballet?

J'adore le ballet, ajoutais-je alors. Même si je n'en ai pas souvent vu, surtout dans des films, mais ça donne toujours envie d'être aussi doué.

Il flotte toujours ces temps-ci, et comme pour ajouter à la solitude de ce moment, il n'y manqua pas. L’atmosphère n'en resta pas moins douce et paisible. J'observe un moment les éphémères se rendre fous dans la splendeur jaune d'un réverbère. J'ai l'impression d'avoir quinze ans, et de ne pas vouloir rentrer chez moi sous la pluie après une fugue.

- Y'a plus de bus à cette heure-çi, pas vrai?  





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