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 Be your teenage dream tonight [Wesley]

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Jace McGrath

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- SECRETS : Suite à un accident, il a oublié avoir été un parfait connard durant son enfance à Painswick.
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MessageSujet: Be your teenage dream tonight [Wesley]   Dim 2 Aoû - 17:24

I'mma get your heart racing
In my skin-tight jeans
Be your teenage dream tonight
Let you put your hands on me
In my skin-tight jeans
Be your teenage dream tonight

(Katy Perry)


« Eric, t'es sérieux ? Un seul tour de terrain ? C'est tout ce que tu peux faire ? … Si, tu m'as dit que t'es asthmatique mais ma grand-mère aussi et elle t'aurait déjà pris trois tours. » Jace râlait mais ces gamins l'amusaient en fait. En sportif accompli, il aurait pu se montrer tyrannique et se faire détester de ceux pour qui l'activité physique était plus une torture qu'un hobby mais le fait était que même les geeks le trouvaient cool. Bon, il lançait parfois de petites piques pour la forme mais il n'obligeait au final jamais personne à aller plus loin que ce qu'il était capable de faire. « Sara, Meghan, c'est pas un salon de coiffure là. On s'en balance que la queue de cheval n'aille pas avec la forme de votre visage, ou j'sais pas quoi. On joue au volleyball et, pour ça, faut se servir de ses yeux. Ce qui implique qu'on doive les voir. » Même les poufs de l'équipe des majorettes en prenaient pour leur grade en fait alors tout le monde était content. « Brennan. C'est quoi cet engagement ? On dirait que tu pêches à la mouche. Attend, je vais te montrer encore une fois. Regarde bien. » On aurait pu croire que son élève faisait exprès de mal lancer pour que les filles aient la satisfaction de voir leur professeur prendre une cambrure sexy afin d'envoyer le ballon de l'autre coté du filet. « David, je te conseille d'arrêter de te f... moquer de lui. Je te rappelle que toi t'es pas capable de faire la moindre passe. » Jamais le terrain n'avait été aussi animé.

La première semaine de cours était finie ! Jace en était tout aussi heureux que les lycéens. En rentrant, il allait téléphoner à sa mère pour lui faire une résumé de ces premiers jours (il l'avait promis) et il lui demanderait direct si lui aussi avait été un petit merdeux à cette époque. Il espérait que non. Il comprenait tout à coup très bien pourquoi on disait que l'adolescence était un âge ingrat.
Allez, c'était l'heure de rentrer chez lui. Le jeune professeur était passé chercher la pochette contenant les dossiers des membres de l'équipe de rugby pour essayer de réfléchir à des stratégies en fonction des points forts et des points faibles de chacun et il se dirigeait à présent vers la sortie, les clefs de son bolide rouge dans une poche et son porte-feuille dans l'autre. Contrairement à ses collègues, il n'avait pas besoin de grand chose pour enseigner, ce qui lui allait très bien.

Un peu plus loin, trois élèves avaient une conversation animée :
« Putain ! Ça m'a saoulé ce cours là. Il était franc après moi le prof en plus. »
« Bah, t'avais pas fait tes exercices aussi... »
« C'est pas la question ! Qu'est-ce qu'on s'en fout des équations avec plusieurs inconnues ? C'était déjà chiant avec une seule. »
« Ouais, surtout que ça va pas nous servir après le bahut. »
« Mais ouais. Je me vois pas en train de mesurer les angles pour tirer les pénalités. »
« Tu devrais peut-être. T'en mettrais plus. »
« Ha ha... Va te faire foutre, toi. »
« C'est peut-être ce que l'autre binoclard fait pour avoir des bonnes notes, se faire foutre. »
« Ouais. Avec Lenoir c'est possible en plus vu qu'il aime ça. Je suis sûr que sous ses airs timides c'est un gros obsédé bouffeur de bites. »
Jace passait justement à la hauteur du petit groupe quand le commentaire totalement déplacé avait été lancé. Il avait choppé le poète par le haut de son sac à dos pour l'arrêter. Ses yeux bleus habituellement si tranquilles brillaient de colère.
« Hey, oh ! Comment tu parles de ton professeur, toi ? »
« Mais, coach, c'est vrai que c'est une t... »
« Tu finis cette phrase et t'es viré de l'équipe, Sanderson. Quoi ? Ça t'fait sourire ? J'ai l'air de plaisanter ? »
« … Nan, coach. »
« Bon. Parce que j'suis très sérieux. J'en prends encore un à dire des trucs dégueulasses sur le professeur Lenoir et il passera toute la saison sur le banc de touche. Compris ? »
« Ouais... »
« Désolé, coach. »
Depuis que Jace était de retour à Painswick, les jeunes amateurs de sport s'étaient trouvé un dieu. Et ils auraient fait n'importe quoi pour ne pas s'attirer ses foudres.

Jace mit un coup de pochette en carton sur la tête de Sanderson en passant à sa hauteur et poursuivit son chemin. Il avait à peine tourné à l'angle du couloir qu'il freina des quatre fers pour ne pas percuter quelqu'un. « Ah, pardon ! Je ne r... » Les excuses moururent dans sa gorge lorsque ses yeux se posèrent sur la personne pétrifiée à quelques centimètres de lui. Wesley Lenoir. A cette distance de la scène, il avait sûrement du tout entendre. Ce qui expliquerait en fait l'air bouleversé peint sur son beau visage. Être le témoin de cette détresse irrita si profondément Jace qu'il eut envie de faire volte-face juste pour aller mettre une beigne aux rugbymen homophobes. Et une seconde pour l'exemple, tant qu'à faire.

Il jeta un œil autour d'eux et lui conseilla à voix basse : « Ne leur montre pas que ça te touche. Ce genre de petits cons n'attend que ça. » Et il en savait quelque chose, même s'il avait tout oublié avec l'accident. Voyant bien que son ancien camarade de classe était trop secoué pour faire ou dire quoi que ce soit, Jace serra les dents et choppa son bras d'un geste rapide et ferme. « Je te ramène chez toi » lâcha-t-il sur un ton qui n'admettait pas la contradiction. Une chance que l'établissement et le parking aient été désertés depuis quelques minutes car le blondinet ne lui rendit pas sa liberté de mouvement avant d'être devant sa Lamborghini qu'il déverrouilla d'une simple pression sur le bouton. « Monte » ordonna-t-il avant de faire le tour du pare-choc pour s'installer coté conducteur. Merde... Ces jeunes abrutis lui avaient mis les nerfs.

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You never thought I’d ever be something you want, something you need. And I know you tend to always overthink but tonight it’s as simple as just kiss me. Now you’re scared but you don’t know why. You keep running but there’s nowhere to hide. Scared to care because then you lose, try and hide how you feel but I feel it too. Take all of your doubts and throw them away. We’re falling tonight, tell me that you’ll stay...
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Wesley Lenoir

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MessageSujet: Re: Be your teenage dream tonight [Wesley]   Jeu 6 Aoû - 4:58

So I let my walls come down
Jace & Wesley
My heart stops when you look at me. Just one touch, now baby I believe this is real. So take a chance… ▬ Katy Perry

Jace, Jace, Jace. Comme une litanie. Comme une prière pour qu’il apparaisse à nouveau dans ce décor. Il hante les lieux, les squatte sans vergogne. Il a envahi l’espace personnel de celui qui l’a toujours rêvé, qui l’a toujours désiré. Son regard parcourt l’appartement, et sent encore sa présence puissante. Un soupir qui provient du tréfonds de son âme, qu’il pousse dans le vide dans lequel il vit. Il l’imagine habiter ici, partager son monde avec lui. Un seul moment de vécu, sans l’incessante brutalité, et le voilà déjà conquis, oubliant toute la haine qui côtoyait l’amour. Quelques gentillesses, et le voilà avec un cœur qui hurle l’abandon, qui réclame l’attention. Il redoute les instants qui vont suivre comme à son habitude les matins de travail. Ceux où il se retrouvera au lycée, obligé de le fuir. Afin d’éviter de tomber dans ses interdits, de sombrer dans ses inepties. Il ne sait pas pour combien de temps il feindra ne pas l’apercevoir dans le couloir, mais le plus longtemps possible serait le mieux. Il fixe l’horloge, la priant intérieurement pour qu’elle s’arrête, pour qu’elle ne lui dise pas qu’il doit prendre la route pour son lieu de travail. Mais l’inéluctable n’a pas pitié des âmes faibles. Dans une grande peur qui le tracasse, il quitte son appartement, gibier en direction de l’abattoir. Il ne réfléchit plus, il ne comprend plus. Il devine sa stupidité et l’assume avec malhabileté. Ses pas sont lents, il a tout son temps. Pourtant, il n’est doté d’aucune patience. Depuis cette journée-là, il ne pense qu’à lui. Il ne respire que lui. Il ne touche que lui dans des rêves qui appartenaient au passé. Il se rappelle encore de la chaleur de sa proximité, de l’orage de ses yeux. Il étouffe dans un désir trop féroce, trop atroce. Il aurait mieux valu qu’il ne revienne jamais. Tout ce qu’il causera, ce sont des ravages irréparables. Et Wesley en est conscient, pourtant il fonce tête baissée vers la catastrophe. Par les actes, il oppose une résistance qu’il sait inutile. Mais tout en lui désigne le manque de l’être fantasmé. Il envie les belles filles qui peuvent l’avoir, contrairement à lui. Il les maudit. Dans un silence imperturbable, les murmures d’avertissement sont perceptibles. Avec de pareilles réflexions, il ne s’en sortira pas. Il le sait pertinemment, mais ce n’est pas quelque chose qu’il peut contrôler. Encore moins empêcher, conséquemment.

"Vous n’essayez même pas de vous justifier, Monsieur Sanderson." Résigné, il le regarde avec des yeux désolés. Un autre de ces élèves qui s’intéressent peu au sport du cerveau et qui se consacre à celui du corps. Un peu comme Jace. Beaucoup comme Jace. Il en a eu plein, des élèves qui lui ressemblent. Il a vu son fantôme les posséder un par un, sa volonté grandir, ses objectifs légués. Tous je-m’en-foutistes. Tous cruels. Tous qui le scrutent de la même façon, comme s’il n’était qu’un déchet. Si d’habitude ça ne lui fait ni chaud ni froid, c’est cette fois une grande peur qui le submerge. Celle de vivre la même chose à nouveau avec Jace. Une fois la mémoire recouvrée, une fois les souvenirs moins flous. Sa main passe dans ses cheveux en bataille, et il adopte une moue pensive. "Bon, et bien, j’espère que pour demain, vous ferez preuve d’un peu de volonté pour faire vos exercices. Car le contrôle qu’il y aura lieu portera sur ça." Un sourire satisfait s’affiche sur son visage, douce vengeance qui lui apporte une satisfaction qu’il ne parvient pas à éclipser. Des protestations contre lui, mais personne qui n’ose en adresser à la terreur de la promotion. Après tout, c’est toujours l’enseignant le méchant dans l’histoire. La cloche sonne moins de deux heures après, annonçant la fin du court. Les élèves se ruent hors de la classe, ou du moins ceux qui prennent les mathématiques pour les cauchemars. Heureusement, le cancre est toujours là, comme une figure de défi assise sur la table pour signaler sa rébellion. Tout le monde sort, sauf lui et sa sorte de clique dérangeante et assomante. Wesley hausse les épaules et s’apprête à quitter la pièce également, lorsqu’il fait mine d’avoir oublié quelque chose et revient d’un pas. "Oh, et Sanderson…" Ses iris brillent de malice. Il ne le ratera pas. Pas cette fois. S’il se croit au dessus des règles, il va bien rire. "Ceux qui ont fait leurs devoirs auront des points en plus. Surtout que ce contrôle comptera beaucoup pour la moyenne du semestre. Vous, en revanche, vous devrez compter sur votre talent… indéniable." Il n’est plus l’inoffensif dans cette école. Il n’est plus le gamin de qui on se moque à chaque couloir, qui n’inspire que la méchanceté. Ici, c’est lui le maître. Ici, c’est lui la loi. Ici, c’est lui le roi. Enfin comblé, il déserte vraiment la salle de classe cette fois. Un vendredi très correct, surtout la fin de ce dernier cours. Avec consternation, il finit par réaliser qu’il a vraiment laissé quelque chose sur son bureau, et c’est en voulant y retourner qu’il se stoppe net à l’écoute de son nom suivi de propos de très mauvais goût. Il n’avait jamais intercepté pareille effusion de haine, et il ne peut s’empêcher de se sentir mal. Rassemblant son courage, il s’apprête à aller vers eux pour vomir sa haine, mais une voix familière retentit. Elle le scotche sur place, tandis que chaque mot qu’elle prononce est étudié avec une vigilance irréprochable. Celui qui était bourreau le défend des nouveaux. Il sent les larmes qui perlent au coin de ses yeux. Il veut tellement croire qu’il le fait parce que c’est le genre de personne qu’il est devenu. Mais il a cette théorie comme quoi, avec sa mémoire amoindrie, il n’a fait que calquer la gentillesse dont son entourage a fait preuve à cause de son épreuve. Bouleversé, il en oublie son emplacement, et se trouve presque bousculé par le corps parfaitement sculpté de Jace. Sans aucune possibilité d’évasion.

Ses prunelles plongent dans celles du McGrath, subjuguées, envoûtées. Pourquoi faut-il toujours que d’une manière ou d’une autre, cela finisse avec ses yeux qui brillent ? Le voilà au point de fondre en larmes à cause de cette situation qu’il aimerait tellement être sincère, et le sportif qui croit que c’est à cause des propos homophobes. Non, ce n’est pas ça. Ce ne sera jamais ça. Il n’y a que lui. Lui et son attitude déconcertante, inhabituelle. Eux et leur passé obscur, qu’il aurait aimé omettre également. Il n’ose pas prononcer la moindre syllabe, se contentant de se noyer dans son regard qui le pétrifie. Il suit le mouvement lorsque ses doigts serrent son bras et qu’il l’attire derrière lui comme un boulet qui est enchaîné à sa cheville. Il se laisse faire, troublé par le toucher sur sa peau nue à cause de la chemise dont les manches sont retroussées comme à son habitude. Personne autour d’eux, seuls au monde. Comme dans un état second, il ne prend conscience que trop tard qu’il a été embarqué dans le véhicule de son nouveau collègue. Trop tard pour en sortir, il démarre déjà et Wesley se crispe car il déteste ce genre de voiture qui l’irrite au plus haut point. Errant dans ses pensées, il n’essaie même pas de combler le silence et il s’en moque qu’il soit gênant. Pour lui, tout ceci n’est qu’une aberration, un songe dont il va se réveiller tôt ou tard. Mal à l’aise, trop troublé par ce changement du tout au tout. Le temps passe très vite, pas seulement en rapport avec la vitesse du bolide mais aussi car son immeuble se trouve à moins d’un kilomètre du lycée. Quelques secondes s’écoulent, puis il prend la résolution de sortir sans une parole, sans un regard. Il s’apprête à ouvrir la porte lorsqu’il remarque, avec un froncement de sourcils, que Jace fait de même. Le suivant à la hâte, il est très étonné de voir que celui-ci se dirige carrément vers la porte d’entrée comme s’il se rendait chez lui. Très confus mais déterminé à jouer la carte du «advienne que pourra», il hausse les épaules et monte les escaliers devant lui. Il doit l’ignorer, faire semblant qu’il n’est pas là. Ça le fera capituler, et il le laissera enfin en paix dans sa misère. Ouvrant la porte, il s’apprête à protester car le blond la franchit en premier puis il fait irruption dans l’appartement, une sorte de rage qu’il n’arrive plus à contenir explosant tout d’un coup. "Qu’est ce qui te prend?" Le ton est beaucoup plus agressif qu’il ne le voudrait. Ce n’est pas son genre, même lorsque la colère est tout ce qu’il ressent. Et c’est loin d’être le sentiment prédominant à l’heure actuelle. S’adoucissent, il le regarde curieusement, s’interrogeant sur où il veut en venir. "Je suis un grand garçon, tu sais. Tu ne dois pas te sentir obligé de prendre ma défense ou de t’assurer que tout va bien. Je ne suis pas ta bonne action, je ne suis pas ta responsabilité. Alors, ne te force pas."



© Gasmask

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What is love?
Is there any chance you could see me too? Cause I love you... Is there anything I could do, just to get some attention from you? In the waves I've lost every trace of you... Where are you?
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Jace McGrath

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MessageSujet: Re: Be your teenage dream tonight [Wesley]   Lun 7 Sep - 9:15

Le silence s'est installé en maître dans la voiture mais Jace ne le trouve pas gênant. En fait, il ne s'en aperçoit même pas. Il est trop absorbé par les pensées qu'il rumine. Il se souvint de la manière dont Sanderson et son pote avec deux de QI ont parlé de Wesley et ça fait des choses bizarres dans son estomac. D'un coté, il a cette impression de déjà-vu déconcertante parce qu'il est sûr qu'il a assisté à ce spectacle pour la première fois. En tant que spectateur. Et en tant qu'acteur ? Non. C'est impossible. Il n'est pas comme ces deux cons. Quelqu'un le lui aurait dit s'il l'avait été, non ? La raison pour laquelle cela lui semble hautement improbable est presque dérangeante à dire. Parce que c'est Wesley.

Jace quitta la route des yeux un instant pour observer l'homme qui est assis sur le siège passager, la mâchoire serrée.

Wesley lui apparaît comme un être troublant de délicatesse et d'intelligence. Il est doux. Il est instruit. Il semble si gentil. Qui pourrait oser vouloir lui faire du mal ? De la pâleur de sa peau à l'ébène de ses cheveux, en passant par le bleu hypnotique de ses yeux, tout en lui suggère une grâce que nul ne devrait se sentir en droit de moquer. C'est pour ça que le sang lui est monté aussi vite au cerveau quand il a entendu les propos injurieux de Sanderson. Il a eu l'impression qu'il insultait une figure sacrée. Merde... Cet abruti ferait deux fois plus de tours de terrain que les autres pendant toute la saison. Il fallait qu'il soit puni d'une manière ou d'une autre. Et, s'il avait bien lu le règlement de l'établissement, c'était interdit de mettre son poing dans la figure d'un élève. Même si ce dernier était vraiment très con.

Ils arrivèrent en bas de chez Wesley et Jace, ne se posant même pas de question, sort du véhicule pour monter avec lui dans l'appartement. Dans les escaliers où il le précéda, les yeux du rugbyman se posèrent d'abord inconsciemment sur ses fesses et il se fit la réflexion qu'elles étaient plus étroites que celles de femmes avec qui il était sorti. Plus plates aussi. Il fallait dire que cet homme avait à peu près la corpulence d'une crevette. Une pensée échappa à sa raison : quelle sensation éprouverait-il en plongeant son sexe à l'intérieur ? Il cligna des yeux, perturbé par le fait que, justement, sa curiosité ne le perturbait pas.

Quand ils atteignirent le palier, ses pommettes étaient roses. Pas à cause de l'effort demandé par les marches. C'était un sportif professionnel tout de même. A peine la porte de l'appartement déverrouillé, Jace se fraye un passage à l'intérieur. Il ne veut pas laisser la moindre chance à Wesley de se débarrasser de lui, même s'il ne sait pas encore très clairement pourquoi il est venu jusqu'ici. Il aurait pu juste le déposer en bas de l'immeuble et rentrer. Rentrer dans sa maison vide. De présence humaine et de sens. Vide de souvenirs. Wesley détenait une partie non négligeable de ses souvenirs. Ceux que personne n'aurait songé à le voir s'acharner à retrouver en premier : les inclinations de son cœur. Mais c'était important. Parce qu'il n'était pas vraiment heureux dans sa vie actuelle et il voulait savoir s'il l'avait jamais été à un moment de sa vie. Peut-être quand il habitait à Painswick et qu'il voyait clandestinement ce garçon devenu un homme séduisant.

L'emportement de Wesley le surprit et le fit se retourner vers lui. Debout au milieu du salon, les deux hommes se regardaient. Le ton de son hôte s'adoucit et Jace marcha prudemment vers lui jusqu'à pouvoir poser une main sur son épaule. « Je sais que tu es un grand garçon, même si tu es toujours plus petit que moi. » Il esquissa un sourire qu'il espéra contagieux. « C'est juste que... je ne sais pas. » Sa prise se raffermit un peu tandis qu'il cherchait ses mots. « J'aime pas les cons comme ça. Je devrais probablement pas dire ça à propos d'un élève mais Sanderson est une vraie tête de con. Et puis, t'es un prof, il a pas à te manquer de respect. Et puis, on est pote tous les deux alors je pouvais pas ne pas te défendre. Et puis... » Jace fit un pas en avant et sa main glissa de l'épaule au cou de Wesley avec un naturel déconcertant. Damn ! Il avait plongé ses yeux bleus dans ceux de son supposé ancien flirt et il était prisonnier à présent. Sa gorge se serra. Son regard tomba sur les lèvres de Wesley et il ne lui fallut que la moitié d'une seconde pour se décider. Son autre main attrapa la taille du professeur de mathématiques et il l'attira sur lui au moment où sa bouche prenait possession de la sienne. Sa première main glissa à l'arrière de sa tête, empêchant toute fuite. Sans vraiment s'en rendre compte, il guida son partenaire en marche arrière pour aller presser son corps fin entre son propre corps musclé et la cloison qui séparait le salon de la cuisine. Ses lèvres étaient lourdes, insistantes, dominatrices. Expertes aussi. Il envoya bientôt le bout de sa langue quémander le droit de pénétrer cette bouche chaude et captivante.

Ce n'était pas étrange d'avoir un corps d'homme pressé contre le sien. Même ce qu'il sentait au niveau de son bassin ne le perturbait pas trop à vrai dire. Il avait cru être dégoûté par cette proximité mais le fait que ce ne soit pas le cas devait être la preuve de ce qu'avait dit Darcy les concernant. Ça ne devait pas être la première fois qu'ils s'embrassaient aussi fougueusement.
A moins, bien sûr, que ce soit ce qu'il ait toujours secrètement voulu sans jamais avoir le courage d'agir en ce sens...

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MessageSujet: Re: Be your teenage dream tonight [Wesley]   Ven 25 Sep - 0:28

So I let my walls come down
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Quelque chose ne va pas. Il le sent, il le sait, il le voit. Une logique totalement absente, une réaction vraiment accablante. Ce Jace est trop différent, trop perturbant. Comme remplacé par un sosie beaucoup plus protecteur, et qui n’a pas peur du regard des autres. Mais aussi, lui qui était l’homophobie incarnée, à martyriser Wesley pendant tellement longtemps pour ça, le voilà qui l’a défendu sans hésitation. Les intentions qui se cachent derrière ça le rendent extrêmement perplexe. C’est un point d’interrogation sur l’étendue de son changement après son malencontreux accident.  Il se surprend à beaucoup aimer ça. Cette façon avec laquelle Jace l’a protégé a provoqué en lui un maelstrom d’émotions contradictoires. Il y a de la joie, de l’indignation, de l’admiration, de la colère. De l’amour. Le torrent de sentiments qui vient à nouveau prendre possession de son être. L’ouragan qui se déchaîne en son for intérieur et qui l’entraîne. Et pour ça, pour ce qu’il engendre en lui, la colère prend possession de lui. Il ne veut pas ressentir ça à nouveau, il sait que c’est inutile et futile. Qu’ils viennent de deux univers éloignés, qu’ils sont à deux extrêmes opposés. L’intello et le sportif. Le fort et le faible. Le beau et le laid. Le populaire et l’insociable. Celui qui préfère les femmes, et celui qui aime les hommes. Tellement de facteurs qui font que même lorsqu’il a perdu ses souvenirs, il ne peut pas croire le mensonge proféré par Darcy et confirmé stupidement par Wesley. Ou alors il doit penser à une crise d’adolescence stupide et insipide. Alors, non, il n’a pas le droit de former un cocon pareil autour de lui pour ensuite le jeter comme un vulgaire déchet. Et il le lui fait bien comprendre en explosant, bombe dégoupillée, prête à tout détruire sur son passage. Un incendie de fureur qu’il veut à tout prêt jeter sur celui qui se croit tout permis. C’est ce qui le ferait fuir, c’est ce qui éloignerait la tentation de son âme désespérée. Mais au dernier moment, il se ravise. Alors qu’il a commencé à exprimer son exaspération, il se retient dans un soupir de résignation. Il le détient déjà. Son myocarde est déjà pressé entre les doigts arachnéens du blond, qui ne font que le blesser et qui n’ont jamais cherché à le guérir. Même en étant aussi adorable, il s’entête à le détruire.

Les pupilles se contemplent, se jaugent. L’incompréhension des deux côtés est oppressante et dérangeante. Il y a quelque chose qui leur échappe à tous les deux, et ils en sont conscients. L’atmosphère devient tendue malgré le ton qui s’est adouci, une sorte de lourdeur inhabituelle entre eux, des tensions jusque-là inconnues. Non, putain, éloigne-toi de moi. Wesley est séduit par l’idée de fermer les yeux lorsque la patte de son nouveau collègue se pose sur son épaule, dans le confort qu’un tel toucher lui confère. Mais la façon avec laquelle cela serait interprété l’aide à combattre le poids soudain considérable de ses paupières. "Le sport, ça aide à pousser, apparemment. Alors que les maths ont tendance à avoir l’effet  contraire." Il se maudit pour la nervosité qui perturbe ses syllabes, qui les détachent dans une sorte de bégaiement désagréable aux tympans. Il essaie de sourire en écho à lui, mais il n’y arrive pas, sachant pertinemment que tout ce qu’il pourrait esquisser, ce serait une grimace contrite qui traduit sa détresse.  La pression se fait plus imposante, et lui fait tourner la tête. Cet air perdu que le professeur de sport dégage le fascine et le trouble. Cette indécision dans ses propos lui met la puce à l’oreille, et il ne peut s’empêcher de le fixer avec de grands yeux. C’était l’erreur de trop, car quand ceux-ci coïncident avec les siens, il se penche, il s’en vient, égarant ses doigts sur son cou. Ce sont des marques brûlantes qu’il abandonne sur l’épiderme du brun, tandis que son souffle vient caresser ses narines dans une sensualité qui le fait déglutir difficilement. Il n’ose pas rompre le charme en lui demandant où il veut en venir. Il n’en a pas le temps de toute façon. Ses lèvres fondent sur les siennes, sa main conquiert, le rapproche. Il ne veut plus se réveiller, il veut rêver à jamais. Car cela ne peut pas vraiment se dérouler. Ce n’est que le fruit de ses fantasmes, alors qu’il se trouve entre ses draps. Il l’a tellement déglingué que le voilà en train de confondre songe et réalité. Mais c’est tellement vrai, tellement crédible. Même dans la maladresse dont il fait preuve au début, visiblement lui-même incertain quant à ce qu’il fait. Que se passe-t-il au juste? C’est à trop réfléchir qu’il risque de passer à côté, de ne pas assez donner alors qu’il en a l’opportunité. Alors, les pensées arrêtent de se bousculer contre les parois de son crâne, il les vire violemment pour répondre au baiser. La main qui se plaque derrière sa nuque n’a aucun sens, car comment pourrait-il se détacher de quelque chose qu’il a tant souhaité?

La convoitise se fait reine et souveraine. Il devient aliéné, se sent enchaîné à son excitation grandissante. Cette façon avec laquelle il se retrouve plaqué contre le mur manque de le rendre fou, alors qu’il peut clairement sentir tout le corps de Jace collé au sien. Surtout une partie de son anatomie qui a l’air de bien apprécier leurs échanges. Non pas que la sienne soit sage, mais ça lui fait énormément de plaisir de savoir qu’il produit cet effet sur lui. Ses lèvres, quant à elles, se laissent faire par celles indomptables du blond, dans une sauvagerie délicieuse et pernicieuse. Sa main, timide, se hisse et glisse sur les muscles saillants, caresse le torse qu’elle a tant brigué. Une langue humide essaie de s’insinuer pour rencontrer la sienne. Et il la laisse passer, sans hésiter. Des souffles qui se mêlent et s’entremêlent, une expérience qu’on peut sentir dans chaque mouvement, dans chaque esquisse. Il ne tient pas la cadence, trop peu habitué. Ses baisers ont toujours été chastes, preuve de sa timidité, de sa pudicité. Au lit, il est ennuyeux. Il le sait, il n’a pas eu besoin qu’on lui dise. Il y a eu suffisamment de preuves. Et la plus affreuse de toutes était la tromperie, qui l’a réduit en charpie. Mais là, c’est le meilleur qu’il ait jamais reçu, qu’il ait jamais donné. Il s’offre entièrement, il repousse ses propres limites. Rien que pour lui plaire, rien que pour le garder près de lui. Mais le corps ne suit pas, la respiration erre. Et il se retrouve bientôt en manque d’air. Appliquant ses deux mains contre sa poitrine, il impose la distance, se perd en imprudence. Il émerge du bassin, essaie de capturer l’oxygène ambiant grâce à ses narines, haletant comme il n’est pas permis. Il lui manque déjà. Il veut retourner prendre possession de sa bouche, avoir son goût qui se diffuse, sentir son odeur qui ravage son palpitant. Il s’accroche, il le retient par un pan de son haut, pour qu’il ne parte pas. Pas lui aussi. Non, il refuse. Pas maintenant qu’il l’a touché, qu’il l’a embrassé, qu’il l’a charmé. "J-Jace…" Il glapit, il a envie de pleurer alors qu’à l’intérieur, ce sont des feux d’artifice qui l’emplissent. Il a tellement peur, la panique se fait grande. Il ne peut pas le laisser. Il n’a pas le droit de lui faire vivre ça puis de le larguer. Il doit lui donner une raison de rester, alors il inspire brutalement avant de se jeter dans la fournaise à nouveau. Il n’est pas doué, et dans sa malhabileté, il écrase les deux nez dans un choc tue-l’amour bien comme il faut. "J-Je… suis désolé." Il devrait mieux laisser les commandes au plus grand, lui qui sait, lui qui est expérimenté. Le bout de ses terminaisons va se loger sur les rosées, se balade sur les détentrices d’une euphorie qu’il n’aurait jamais cru pouvoir connaître. Il va le blesser. Il va l’anéantir. Il le sait déjà, Wesley, pourtant il ne peut tout simplement pas lui tourner le dos. Il ne peut plus.



© Gasmask

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Be your teenage dream tonight [Wesley]

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