Partagez | .
 

 « It's baby time ! » | Juliet & Nathan

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar

+ ID CARD
+ NOTEBOOK

MessageSujet: « It's baby time ! » | Juliet & Nathan   Dim 5 Jan - 14:52









Juliet & Nathan


It's baby time ! ♨



Installée dans le salon de l'appartement que je partage avec Nathan à Painswick, je pianote sur le clavier de mon pc portable à une vitesse vertigineuse. J'essaye de ne pas faire attention aux nombreux coups que me donne le bébé dans mon ventre. J'en suis à mon neuvième mois, enfin. J'ai cru pendant un long moment que je n'arriverais pas au bout. C'est connu, les femmes enceintes ont des perturbations hormonales, mais moi j'ai l'impression d'être carrément une bombe à retardement. C'est sûrement dû au fait que je ne suis déjà pas calme le reste du temps. Le pire, c'est que j'ai conscience d'abuser de la gentillesse et de la patience de Nathan, mais je ne peux pas m'en empêcher. La curiosité me ronge. Avec mon petit-ami, nous avons décidé de ne pas demander le sexe du bébé pendant les échographies, afin d'avoir la surprise le jour de la naissance. Autant dire que je ne suis pas fan de cette situation. J'ai trop l'habitude de tout savoir pour tout contrôler. J'inspire à fond et efface les deux phrases que je viens de noter sur mon compte rendu à envoyer au procureur. Bon sang, je n'arrive plus à rien, c'est la catastrophe. Mon travail c'est un peu toute ma vie et j'ai du mal à me faire à l'idée qu'en plus de l'absence totale d'une connexion wifi correcte, je vais bientôt devoir gérer un bébé à temps complet. Agacée, je referme mon pc sans aucune délicatesse et m’effondre sur les coussins, une main posée sur mon énorme ventre. Comment est-ce-que Nathan peut encore me trouver attirante en étant déformée ainsi. Je ne sais pas ce qui est pire : culpabiliser pour ma grossesse, ou me rendre compte que j'étais probablement la femme qui méritait le moins d'avoir un enfant au monde. Une nouvelle montée de larmes me serre la gorge et je grommelle : « Oh non, pas encore ! » avant de me pencher pour attraper la boîte de mouchoirs la plus proche. Depuis les premiers mois je suis devenue excessive dans toutes mes réactions émotionnelles, ce qui rend mes colères titanesques et mes pleurs dignes d'une fontaine. Une fois la crise passée, je me sens terriblement fatiguée, alors je ferme les yeux pendant ce qui me semble cinq minutes.

Lorsque mes paupières se soulèvent à nouveau, il fait diablement sombre et une couverture toute douce a été déposée sur mon corps. Nathan a du rentrer du travail et me trouver là. Inquiet de me perturber en me réveillant, il a dû se contenter de m'allonger confortablement et de me couvrir avant d'aller se coucher. Je souris dans l'ombre, incapable de ne pas trouver cette marque d'affection touchante. Je l'ai engueulé, manipulé, agressé, poussé à bout pendant neuf longs mois, et il continue d'être un homme adorable. Oh bien sûr il a ses défauts, mais comment ne pas se sentir bien en compagnie d'un tel protecteur ? Je m'étire délicatement et me lève en prenant bien soin de ne pas me cogner sur un meuble. Avec le temps, je suppose que les réflexes sont venus. Je ne suis pas une mère idéale, mais j'ai quelques réflexes défensifs. Aussi discrètement que possible, consciente qu'il doit être une heure du matin à peu près, je me dirige vers la cuisine et met de l'eau à chauffer. En me mettant sur la pointe de mes pieds, j'attrape une tasse à thé dans le placard. Mais empotée comme je suis, la porcelaine glisse entre mes doigts et emporte avec elle ses sœurs. Un vacarme du diable retentit alors que tout explose sur le sol. Plus effrayée que blessée, je ne peux retenir mes pleurs alors que je regarde la pagaille que je viens de mettre sur le carrelage. J'en ai marre, j'en ai marre de ne pas me reconnaître et de n'être capable de rien ! Marre !

© Méphi.


Revenir en haut Aller en bas
Maire Hawkes
+ IN HAWKES WE TRUST
avatar

+ ID CARD
+ NOTEBOOK


- MESSAGES : 6104
- AVATAR : ANNA CHANCELLOR.
- CRÉDITS : avatar@lokiddles, sign@tumblr.
- EMPLOI : Maire de Painswick.
- POINTS : 7
Voir le profil de l'utilisateur http://youarenotalone.forumactif.org

MessageSujet: Re: « It's baby time ! » | Juliet & Nathan   Mar 14 Jan - 21:58

Nathan avait eu une longue journée, c’était même l’euphémisme du siècle. Ça faisait tellement longtemps qu’il n’avait pas passé une bonne nuit qu’il n’arrivait pas à se souvenir de la dernière fois où il s’était réveillé et s’était senti reposé. Alors forcément, quand il arrivait au boulot, même après avoir ingurgité ce qui commençait à se rapprocher de cinq tasses de café pour commencer sa journée, il était incapable de réellement se concentrer. Entre les crises à répétition de Juliet, les ronflements, le stress de l’attente du bébé et la culpabilité qui le rongeait toujours à cause de Joan et de Matthew il n’était plus spécialement productif et son patron s’en était bien rendu compte. Il lui avait demandé de venir le voir ce matin là, ce que Nathan prenait comme un échec cuisant et une humiliation insupportable. Pour lui ça voulait dire qu’il ne faisait pas son boulot et qu’il n’était pas irréprochable et il n’arrivait pas à avaler la pilule. Son patron ne l’avait pourtant pas engueulé, en fait, il avait plus essayé de comprendre ce qui se passait avec lui en ce moment. Nathan lui avait expliqué la situation, du moins une partie de la situation, lui parlant de Juliet et du bébé et son patron, qui était père de trois enfants, avait bien sûr tout de suite compris et l’avait renvoyé au boulot après l’avoir félicité et lui avoir promis de lui offrir un verre une fois le bébé arrivé. Nathan l’avait remercié poliment avant de retourner au boulot et même s’il avait passé le reste de la journée à s’appliquer au maximum, il avait enchaîné les boulettes. Alors quand il était rentré ce soir là, tard, il n’avait pas hésité longtemps avant d’aller se coucher. Il avait vu Juliet endormie sur le canapé et l’avait gentiment allongée un peu mieux pour qu’elle ne se fasse pas mal au cou, était allé lui chercher une couverture pour qu’elle n’ait pas froid et était allé s’allonger. S’affaler étant peut-être un terme plus exact. Il s’était lamentablement laissé tomber sur le lit et s’était endormi aussitôt, ne se réveillant que quelques heures plus tard quand un bruit retentissant dans l'appartement le força à rouvrir les yeux.

« Qu… » S’exclama-t-il en se redressant brutalement dans le lit. Il se frotta les yeux pour essayer de se réveiller et bailla en sortant du lit. Il passa une main dans ses cheveux et se dirigea vers le salon en voyant que Juliet n’était toujours pas couchée. Il suivit la lumière jusqu’à la cuisine et s’arrêta dans l’entrebâillement en voyant les bouts de verre par terre. « Juliet, ça va ? » Il l’entendit pleurer et fit un pas en avant pour se rapprocher d’elle, prenant bien soin de ne pas marcher sur un bout de verre, ce qui n’était pas une tâche facile vu qu’ils recouvraient plus de la moitié de la surface de la cuisine. Il finit par arriver à sa hauteur et glissa une main dans son dos avant de venir déposer un baiser dans ses cheveux. « Laisse-moi t’aider, d’accord ? » Demanda-t-il doucement avant de balayer doucement la plupart des bouts de verre qui l’empêchaient de retourner dans le salon. Il frotta tranquillement son dos quelques secondes avant de lui dire de s’accrocher à lui et de glisser ses mains derrière ses genoux. Il la souleva et la prit dans ses bras, lui lançant un petit sourire, presque amusé par la situation. « Je ne voudrais pas que tu marches sur un bout de verre. » Glissa-t-il avant de sortir tranquillement de la cuisine et de redéposer la jeune femme sur le sol. Il alluma la lumière du salon et vint poser ses mains sur les joues de Juliet, encadrant ainsi son visage. « Qu’est-ce qu’il y a, hein ? Qu’est-ce qu’il s’est passé ? » Demanda-t-il doucement, comme s’il avait peur de déclencher un nouveau torrent de larmes s’il se montrait trop brutal. Il n’avait pourtant pas l’habitude de devoir prendre des pincettes avec Juliet, mais depuis qu’elle était tombée enceinte avec les hormones… Elle avait tellement de mal à se contrôler sur le plan émotionnel qu’on aurait dit une personne totalement différente. Heureusement que Nathan adorait prendre soin des gens auxquels il tenait, sans ça il aurait probablement perdu patience bien plus tôt.

_ _ _ _ _ _ _ _ _
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar

+ ID CARD
+ NOTEBOOK

MessageSujet: Re: « It's baby time ! » | Juliet & Nathan   Sam 18 Jan - 15:52









Juliet & Nathan


It's baby time ! ♨



Rien ne peut me calmer. Je dois avoir l'air d'une idiote, debout comme ça au milieu des débris, en train de pleurnicher comme une enfant. Même les pas fatigués de Nathan approchant de la cuisine ne parviennent pas à me faire arrêter de sangloter. Je regarde avec un air dépité le sol en pagaille par ma faute. Une telle chose ne serait jamais arrivée neuf mois auparavant. J'étais une jeune femme classe, pleine d'équilibre, capable de porter un plateau couvert d'objets en cristal tout en courant avec des talons de quinze centimètres, sans jamais rien renverser ou casser ! Je me souviens de mes moments shopping en ville avec dix sac sur chaque bras et mon sourire qui s'étirait davantage à chaque boutique. Tout ceci, ce n'est plus qu'un souvenir. Je suis là, bientôt mère de famille, plusieurs kilos en trop, perdue au milieu d'une bourgade oubliée de l’Angleterre. Oui, je me demande souvent où sont passées les années de ma jeunesse. Pauvre citadine que je suis, abandonnée chez les pécores. Lorsque Nathan apparaît dans l’entrebâillement de la porte en caleçon, le visage encore ensommeillé, je ne peux que culpabiliser. Le pauvre a tellement besoin de dormi, et moi je le sort du lit pour un caprice de tasse de thé. Il me demande si ça va, alors je me contente de secouer la tête affirmativement, comme s'il allait me croire. Bien sûr que tout va bien ! D'ailleurs ça se voit ! Non mais quelle idiote je fais. Du bout du pied, il poussa les quelques bouts de verre et de porcelaine brisés qui jonchent le sol pour m'atteindre. Le confort et la chaleur de ses bras m’apaise et mes larmes s'arrêtent alors qu'il frotte mon dos doucement. C'est ça, continue d'être gentil avec moi, c'est vrai je le mérite, alors que je t'ai réveillé à une heure du matin. « Laisse moi t'aider d'accord ? » demande t-il en passant sa main sous mes genoux. Lentement, il me soulève du sol. J'ai l'impression de n'être qu'une plume lorsqu'il fait ça, alors qu'en fait je dois faire mon poids, surtout avec le ventre énorme que je me promène. Pourtant, petit-ami en or qu'il est, il ne le montre pas et m'emmène loin du carnage en quelques pas assurés.

Dans le salon, assise sur le canapé, je me sens un peu mieux, bien qu'encore tremblante. Mes yeux piquent, ils doivent être boursouflés et rougis par ma crise de larme. De plus en plus sexy. On devrait me décerner un prix de la femme enceinte la plus épanouie du monde. Ouais, ce serait complètement mérité. Ironie quand tu nous tiens. Une nouvelle larme, unique, glisse sur ma joue et je me mord la lèvre inférieure. « Qu’est-ce qu’il y a, hein ? Qu’est-ce qu’il s’est passé ? » me demande Nathan. Je ne sais pas quoi lui répondre pour ne pas avoir l'air d'une complète idiote. Je passe une main fragile dans mes cheveux et soupire. « Je... Je suis désolée, je voulais pas te réveiller. Je voulais me faire un thé et... » Je ne termine pas ma phrase, c'est inutile, il est intelligent, il comprendra bien la suite tout seul étant donné l'état de la cuisine. Sortie de mes cheveux, ma main fait un lent vol plané jusqu'à mon ventre tout rond. Sans réfléchir, je reprend la parole. « J'ai été dure avec toi ces derniers mois. Cette grossesse m'épuise tellement que je ne fais plus attention à ce que je dis. Pourtant tu ne m'en a pas voulu un seul instant. » dis-je calmement. Ce n'est pas une question, c'est plus une remarque faite à moi-même. Je soupire et sourit enfin en tournant la tête pour croiser le regard de Nathan. Ces quelques secondes passent lentement, comme hors du temps, dans un silence chaud et réconfortant, quand soudain mes yeux s'écarquillent de stupeur. « N...Nathan. » Les mots me manquent pour lui expliquer ce qui est en train de se passer. Ma main se crispe sur mon ventre alors que je grimace. Ceci est une contraction, j'en mettrai ma main à couper !

© Méphi.


Revenir en haut Aller en bas
Maire Hawkes
+ IN HAWKES WE TRUST
avatar

+ ID CARD
+ NOTEBOOK


- MESSAGES : 6104
- AVATAR : ANNA CHANCELLOR.
- CRÉDITS : avatar@lokiddles, sign@tumblr.
- EMPLOI : Maire de Painswick.
- POINTS : 7
Voir le profil de l'utilisateur http://youarenotalone.forumactif.org

MessageSujet: Re: « It's baby time ! » | Juliet & Nathan   Mer 22 Jan - 14:48

Même épuisé qu’il était, Nathan ne pouvait pas s’empêcher de s’inquiéter pour Juliet. Il n’avait jamais été très grognon, c’était comme ça, mais il pouvait quand même sentir la fatigue commencer à s’accumuler. Il faisait son possible pour ne rien montrer et pour ne pas laisser son manque de sommeil des derniers mois l’affecter, c’était sa façon à lui de se faire pardonner pour toute l’affaire Joan, mais il avait de plus en plus l’impression que ses nerfs étaient sur le point de lâcher. Il avait peur de finir par péter les plombs devant Juliet, la pauvre n’avait rien fait pour mériter ça. Elle était devenue un peu… capricieuse depuis qu’elle était enceinte, mais c’étaient les hormones, Nathan ne pouvait pas lui en vouloir pour ça. C’était juste plus difficile de gérer la situation vu qu’il était crevé et qu’elle était insupportable. Non pas insupportable, et voilà qu’il allait s’en vouloir pour avoir osé penser ça de sa petite-amie. Elle était juste difficile en ce moment, ce qui était totalement normal, et lui n’avait pas son mot à dire vu que de un, c’était un peu de sa faute si elle était dans cet état-là, et de deux, à cause de ce qu’il avait fait dans son dos avec Joan. Il savait qu’il n’avait rien fait de si répréhensible que ça, après tout il y avait des circonstances atténuantes et ça n’avait pas été plus loin qu’un simple baiser, mais il savait aussi qu’il allait s’en vouloir à vie. Ce n’était pas à Juliet de payer parce qu’il était à bout en ce moment, ce n’était pas de sa faute. Alors oui, même si elle l’avait réveillé à une heure du matin alors qu’il était crevé, il allait se montrer gentil, patient et compréhensif, parce que c’était ce qu’il devait faire et qu’il n’avait aucune envie de se passer les nerfs sur Juliet de toute façon. Il continua à caresser ses cheveux en souriant faiblement, essayant de la rassurer et de la consoler. Elle pleurait pour un oui pour un non en ce moment, alors Nathan avait fini par devenir plus ou moins insensible aux larmes de la jeune femme. Il se souvenait encore d’une époque où il ne supportait pas de la voir pleurer, ça avait été tellement rare de la voir craquer… Maintenant elle pleurait s’ils n’avaient plus le yaourt au bon parfum comme dessert alors forcément, ça n’avait plus le même effet sur Nathan non plus.

Le jeune banquier ne put retenir un petit sourire en entendant les explications de Juliet. Elle avait voulu se faire un thé et avait renversé tout le placard avec les tasses par terre. Normal. Il vint déposer un rapide baiser sur son front pour lui faire comprendre que ce n’était pas grave. « T’inquiète pas, le principal c’est que tu n’aies rien. » En revanche, il fronça les sourcils en entendant la suite. Lui en vouloir ? Les derniers mois n’avaient pas été faciles c’est vrai, mais en vouloir à Juliet ? L’idée ne lui avait même jamais traversé l’esprit. « Ne sois pas ridicule, » répondit-il doucement, « pourquoi je t’en voudrais ? » Il lui lança à nouveau un petit sourire en coin, essayant de la rassurer et luttant contre l’envie de bailler et de retourner se coucher. Son lit lui manquait. Terriblement. Et l’effort de garder les yeux ouverts commençait à lui faire mal. Il était sur le point de s’écarter pour retourner s’allonger quand il entendit à nouveau la voix de Juliet. Il baissa les yeux sur son ventre en voyant ses mains se poser dessus. Quoi ? Il fronça à nouveau les sourcils, attendant qu’elle lui explique. Quand il comprit qu’elle n’allait rien ajouter il prit la parole. « Quoi Juliet ? C’est le bébé ? » Il réfléchit rapidement et ne tarda pas à se souvenir que la date du terme de la jeune femme était la semaine prochaine. Mais elle ne pouvait pas avoir le bébé maintenant, enfin, il n’était pas prêt. « C’était… une contraction ? » Demanda-t-il, légèrement hésitant. Il espérait que ce n’était pas Juliet qui lui faisait une blague, parce que si c’était le cas, ce n’était vraiment pas drôle. Rien que l’idée que Juliet puisse accoucher cette nuit lui donnait l’impression de subir une crise de panique. Il se força à respirer profondément et à ne pas mettre la charrue avant les bœufs. Il s’écarta quand même de Juliet, comme s’il avait peur de lui faire mal ou comme si elle était contagieuse. « Je veux pas prendre de risque, on va à l’hôpital, viens. » Il lui tendit la main avant de sortir véritablement de la cuisine et de s’arrêter quelques secondes après. « Tu avais préparé des affaires au fait ? » Elle pourrait être coincée à l’hôpital pendant quelques jours si jamais ce n’était pas une fausse alerte, il préférait être prudent.

_ _ _ _ _ _ _ _ _
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar

+ ID CARD
+ NOTEBOOK

MessageSujet: Re: « It's baby time ! » | Juliet & Nathan   Ven 31 Jan - 14:14









Juliet & Nathan


It's baby time ! ♨



Aie. Voilà à quoi j'ai pensé en premier. Ce n'est pas une pensée très utile ou très bien construite, mais c'est ce qui m'importe le plus à l'instant. Cette saloperie de contraction fait plus mal que de marcher sur un lego. Je me crispe une fois encore, les yeux grands ouverts, paniquée. Enfin, ce n'est pas possible, je ne suis pas prête ! Je dois encore terminer mon rapport pour le procureur, et les travaux pour le bébé. Je suis trop organisée pour accepter d'accueillir mon propre enfant dans un endroit aussi peu adapté ! Je n'ai même pas eu le temps de peindre le petit lit à barreaux que je lui ai acheté la semaine dernière... D'un autre côté, comme nous ne savons pas le sexe du bébé, ce n'est pas plus mal d'avoir gardé le choix de la couleur pour plus tard. A côté de moi, Nathan a l'air encore plus paumé que moi, ce qui égoïstement me rassure un tantinet. Je suis également soulagée de savoir qu'Alec n'est pas rentré dormir ici cette nuit, car son sommeil aurait été complètement dérangé. Je serre les dents et les paupières pour me calmer et écoute attentivement ce que me dit mon petit-ami. Oui, l'hôpital, c'est une bonne idée. Dieu comme j'aimerais pouvoir lui parler posément et le rassurer, mais j'ai la désagréable impression que si je décrispe la machoire pour parler, je vais hurler. J'attrape maladroitement sa main et me hisse sur mes pieds. La sensation est atroce. J'ai l'impression que mon ventre va tomber. Impression ridicule, certes, mais tant pis.

« Tu avais préparé des affaires, au fait ? » Me demande-t-il.

Je lève les yeux au ciel. Quelle question stupide. Ce serait comme demander à un aveugle s'il a pensé à éteindre la lumière. Comme si moi, Juliet Kingsley, petite citadine maniaque, je n'avais pas prévu une seule seconde que je pourrais avoir besoin d'affaires au dernier moment. Je me contente de sourire et de lui indiquer la chambre à coucher.

« Y a une valise sous le lit avec tout le nécessaire. »

Une nouvelle contraction me coupe le souffle et je m'appuie contre un mur, une main posée fermement sous mon ventre. Pourquoi ce soir ? Pourquoi maintenant ? Décidément cet enfant doit avoir hérité de mon caractère obstiné et du côté désordonné de son père. Il arrive n'importe quand et sans la moindre hésitation. Je me force à respirer profondément et à rester détendue, comme je l'ai appris pendant les quelques cours barbants sur l'accouchement que j'ai suivis pendant ma grossesse. Dans un sens, je suis soulagée que le moment soit venu. Je vais enfin arrêter de ressembler à une baleine, et dans quelques semaines mes hormones ne feront plus les montagnes russes. Avec un mouvement qui a la force de l'habitude, je dégaine mon portable comme un cowboy dégaine son colt. Je tape un numéro de tête et pose l'appareil contre mon oreille.

« Docteur Hans, je suis désolée de vous réveiller à cette heure mais... Oui depuis quelques minutes... Nathan m'emmène, il est en train de prendre ma valise... D'accord on se retrouve là-bas. Merci. »

Je raccroche alors que mon petit-ami réapparaît avec ma valise en main. Je lui fait un petit sourire rassurant. Il a des cernes jusqu'aux pommettes. Je le regarde, et décide qu'il a l'air bien trop exténué et nerveux pour prendre le volant.

« Chéri, tu devrais appeler un taxi. »

© Méphi.


Revenir en haut Aller en bas
Maire Hawkes
+ IN HAWKES WE TRUST
avatar

+ ID CARD
+ NOTEBOOK


- MESSAGES : 6104
- AVATAR : ANNA CHANCELLOR.
- CRÉDITS : avatar@lokiddles, sign@tumblr.
- EMPLOI : Maire de Painswick.
- POINTS : 7
Voir le profil de l'utilisateur http://youarenotalone.forumactif.org

MessageSujet: Re: « It's baby time ! » | Juliet & Nathan   Mar 11 Fév - 14:39

Nathan était en panique depuis quelques instants. Il avait eu beau être au courant de la grossesse de Juliet depuis un certain nombre de mois, il n’était apparemment pas encore prêt à accueillir son fils ou sa fille. Il avait été tellement préoccupé par tout le reste et par l’idée de rendre la grossesse de sa petite amie la moins désagréable possible qu’il en avait presque oublié qu’il allait être père. Oui, père. Le mot sonnait encore faux à ses oreilles, il avait l’impression de n’être encore qu’un adolescent, absolument pas prêt pour une responsabilité pareille. Une fois que le bébé naissait c’était fini, il serait à jamais un père, qu’il le veuille ou non, et cette pensée était à la fois terrifiante et exaltante. Il était pourtant trop tard pour se demander si c’était une bonne idée de devenir père à son âge ou d’élever un enfant avec Juliet, il avait voulu assumer alors il allait assumer jusqu’au bout. Ce n’était en plus absolument pas le moment idéal pour paniquer, il fallait qu’il amène Juliet à l’hôpital. Il hocha la tête quand la jeune femme lui indiqua qu’elle avait préparé une valise au cas où et se rua pratiquement dans la chambre à coucher. Il manqua de trébucher en se prenant les pieds dans le tapis et se mit à genoux sur le parquet de la chambre. Il attrapa rapidement la valise sous le lit et ne put s’empêcher de l’ouvrir rapidement pour vérifier que Juliet aurait de quoi survivre quelques jours. Encore une chose qu’il aurait dû faire plus tôt. Il jeta un dernier coup d’œil à la chambre, histoire de vérifier qu’ils n’avaient rien oublié, avant d’en sortir et de rejoindre à nouveau Juliet. Celle-ci avait l’air de subir des contractions douloureuses et franchement, Nathan avait mal pour elle. Vu les grimaces qui déformaient les traits de son visage, il avait de la chance de ne pas être celui qui devait donner naissance à leur enfant. Il se força à nouveau à se reconcentrer quand Juliet le ramena à la réalité.

Le jeune homme passa une main sur son visage en assimilant finalement la proposition de Juliet. Il était fatigué, certes, mais l’adrénaline qui circulait dans son corps devrait suffire à le tenir bien éveillé le temps de l’amener à l’hôpital. Il s'en sentait capable. Il n’était qu’à un petit quart d’heure en voiture et à cette heure là ils n’auraient pas de monde sur la route. « Non, le taxi va mettre des plombes à arriver, je te rappelle qu’on est au milieu de nul part. » Ah Londres lui manquait, là-bas il aurait suffit qu’ils sortent pour tomber sur un taxi en moins de deux minutes mais ici, la compagnie de taxi la plus proche serait probablement à Camberley, la ville où l’hôpital le plus proche se trouvait également. Ils allaient devoir attendre vingt bonnes minutes que le taxi se pointe et tout ça pour les ramener au même endroit, autant prendre la voiture. « T’inquiète pas, je ferai gaffe. » La rassura-t-il avant de déposer un baiser sur le front de la jeune femme. Il enfila son blouson et attrapa ses clés de voiture ainsi que son portefeuille avant de reprendre la valise et de tendre sa main libre à sa petite amie. « Tu as appelé le médecin ? » Elle avait appelé quelqu’un pendant qu’il était dans la chambre, il ne pouvait que supposer qu’elle avait eu le docteur Hans en ligne. Il sortit finalement de l’appartement et appela l’ascenseur, appuyant nerveusement sur le bouton à plusieurs reprises, comme si ça allait suffire à lui calmer les nerfs. Il n’arrivait pas à croire que c’était en train d’arriver, dans un quart d’heure ils seraient à l’hôpital et peut-être que Juliet allait mettre au monde leur enfant cette nuit. C’était inconcevable, tout simplement. L’ascenseur arriva enfin et Nathan laissa Juliet entrer avant de s’y glisser à son tour avec la valise. Trente secondes plus tard ils étaient dehors. « Je vais chercher la voiture. » Déclara-t-il rapidement avant déposer la valise sur le trottoir et de trottiner vers la rue adjacente. Il se dépêcha de démarrer et de revenir s’arrêter devant Juliet. Il sortit et l’aida à monter dans la voiture avant de fourrer la valise dans le coffre. Il n’avait pas voulu lui laisser la chance de le contredire, il était hors de question qu’ils prennent un taxi, Nathan n’aurait jamais réussi à attendre pendant une demi-heure qu’on vienne les chercher. « Ne t’inquiète pas, on y sera vite. » Lâcha-t-il en se tournant brièvement vers Juliet, essayant encore une fois de la rassurer, et de se rassurer lui-même par la même occasion.

Spoiler:
 

_ _ _ _ _ _ _ _ _
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar

+ ID CARD
+ NOTEBOOK

MessageSujet: Re: « It's baby time ! » | Juliet & Nathan   Ven 14 Mar - 10:39









Juliet & Nathan


It's baby time ! ♨



La peur envahit mes veines alors que les secondes s'égrainent avec la lenteur de minutes. Cet enfant, je n'étais pas sûre de le vouloir au départ. Les choses sont allées très vite, je n'avais pas prévu d'être mère. Maintenant, sur le point de changer ma vie et celle de Nathan à jamais, je me rend compte que je suis très heureuse que le destin ai choisi à ma place. Ce bébé, je l'ai porté pendant neuf mois dans mon ventre, je l'ai senti s'épanouir et grandir, donner des signes de vie en réponse aux sons de mon quotidien. Il n'est pas encore né, mais je l'aime déjà inconditionnellement. Je n'ai pas peur de l'arrivée de notre fils ou de notre fille. J'ai peur de ne pas être à la hauteur malgré l'envie que j'ai de bien faire. Personne ne m'a appris à être une bonne mère. Je vais devoir apprendre sur le tas et ce n'est pas dans mes habitudes de passer un test sans avoir révisé avant. Le souffle me manque quand je songe qu'une personne va bientôt dépendre entièrement de moi et de Nathan. Peut être que cela nous rapprochera. Je l'espère en tout cas. Je hoche la tête nerveusement lorsque mon petit-ami me rappelle que nous vivons actuellement dans un village perdu dans la brousse anglaise et que le taxi mettra plus de temps à arriver que je ne le crois. Oui, il a raison. Je ne suis pas à Londres. Je ne le sait que trop. Sentant probablement mon hésitation, il me rassure en me disant qu'il fera gaffe, puis dépose un baiser sur mon front. Je force un sourire inquiet tout en le regardant enfiler son blouson. Il n'avait pas besoin de ça en ce moment. Mine de rien je le trouve très courageux dans de telles circonstances. J'attrape mon grand manteau brun d'hiver au col de fausse fourrure et l'enfile rapidement tout en évitant les gestes brusques. Ma main se glisse dans celle de Nathan avec naturel. C'est là qu'est sa place. c'est là qu'elle est le mieux, au creux de sa paume forte et chaude. Ce simple contact suffit à me calmer un peu. Tout se passera bien. Je veux y croire. Avec une voix un peu tremblante, il me demande si j'ai appelé le médecin. Je lui répond donc avec le plus de sérénité possible : « Oui, pendant que tu prenais la valise. Il nous rejoint à l'hôpital. » Je n'ajoute rien de plus. Il n'y a rien à ajouter, réellement. Je constate que la panique de Nathan ne l'a pas quitté complètement, puisqu'il s'acharne sur le bouton de l’ascenseur, comme si frapper du doigt énergiquement dessus pouvait le faire arriver plus vite. Contrairement à ce que je pensais, cette attitude ne me panique pas. Je le trouve attachant.

Une fois dehors, le froid me fait frissonner un instant. Je resserre mon manteau sur moi et grimace de douleur alors qu'une nouvelle contraction me prend. J'aimerais pouvoir m'appuyer sur l'épaule de Nathan, mais il a déjà filé chercher la voiture un peu plus loin. Je reste ainsi, dans l'obscurité à peine déchirée par la faible lueur des réverbères. Je continue à penser qu'un taxi aurait été préférable, mais à cette distance de la station, ce serait éternellement long. Comme les contractions se font plus nombreuses et plus douloureuses, je ne peux plus me permettre de faire ma difficile. Je grimpe dans la voiture avec l'aide délicate de mon petit-ami. Il a beau me dire qu'on y sera vite tout en démarrant, j'ai le sentiment désagréable que je vais agoniser là, sur le siège passager. Mes mains sont posées sur mon gros ventre et je me force à respirer lentement et profondément. Je dois me détendre avant toute chose. Ce n'est pas si dur de donner la vie à un enfant, y a plein de femmes qui le font depuis la nuit des temps. C'est cela que je me répète en boucle pendant que Nathan garde ses yeux grands ouverts sur la route. Le silence est de plomb dans l'habitacle. Je n'entends que mon propre souffle irrégulier et essoufflé. J'ignore combien de minutes passent, car je ferme les yeux et essaye d'oublier où je suis et où je vais. Lorsque le moteur s'arrête, je sursaute légèrement, ramenée à la réalité. On est déjà arrivés ? Je regarde autour de nous et observe l'enseigne brillante de l'hôpital. On y est, enfin. Une nouvelle contraction m'ôte le sourire qui était en train de s'étirer sur mes lèvres. « Nathan, il va falloir que ailles leur demander un brancard. Je peux pas me lever. » Je dis ça très doucement, pour ne pas le paniquer davantage, mais c'est la triste vérité. Si je me lève maintenant, je vais m’effondrer. Je ne veux pas prendre ce risque pour le bébé. Demander l'aide des infirmier sera plus sage. Une nouvelle contraction me coupe le souffle et je passe ma main sur mon front pour essuyer la sueur qui y perle. Comme disait ma maman, le meilleur moment avec les enfants, c'est quand on les fait. Je comprends maintenant que cette phrase n'avait rien de méchant envers moi. On a beau aimer notre bébé de tout notre coeur, bon sang ça fait mal !

© Méphi.




Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



+ ID CARD
+ NOTEBOOK

MessageSujet: Re: « It's baby time ! » | Juliet & Nathan   

Revenir en haut Aller en bas
 

« It's baby time ! » | Juliet & Nathan

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Maxena || Baby time
» Haiti des années 60-70-80: Le pays était-il mieux sous Papa et Baby Doc ?
» Baby Doc et Michèle Bennett, un couple très détesté des Haïtiens.
» Seize the Time!An essay by Cynthia McKinneySeptember 19, 2008
» Retour-surprise: Baby Doc a-t-il été manipulé?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
+ THE TOWN :: la kermesse :: #2 Nathan C. Hawkes & Juliet Shappey-